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L’ARMISTICE.
» forcé la caserne de la Pépinière, et cherchent à» entraîner les matelots vers la place de la Bas-» tille. J’écris au commandant de faire tout son» possible pour retenir nos matelots, mais je ne« dispose d’aucune force. »
La situation était donc des plus graves; l’émeuteétait entièrement organisée, elle avait des chefs,elle avait pillé des munitions, enlevé des canons,et enfin elle cherchait et parvenait à attirer dansle mouvement les troupes régulières non armées,auxquelles, au mépris de la convention, elle étaitprête à donner des armes. Le devoir du gouver-nement était donc de soustraire à l’action immé-diate de l’insurrection les troupes qui étaient ca-sernées dans les quartiers où elle semblait surtoutdevoir se propager, tels que ceux de Bellevilleou de Montmartre. C’est à Belleville principale-ment que le danger des défections dans l’arméesemblait le plus à redouter, et la séquestrationdont le général Callier avait été l’objet prouvaitsuffisamment que l’émeute ne reculerait là devantaucune considération pour assurer son triomphe.On devait donc éviter d’y laisser des troupesdésarmées, forcément oisives, par conséquentexposées à toutes les promesses et à toutes lesséductions, et qui pouvaient fournir à l’armée dela révolte un renfort qu’il fallait avant tout luienlever.