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L'ARMISTICE.
aux Invalides, et pour en régler les détails. Lecommandant en chef chercha à démontrer auprince les difficultés considérables que devaientrencontrer ces sortes de visites. Pour le Louvre, ilexpliqua que la plupart des tableaux avaient étéenlevés au moment du siège et expédiés au loin,et que le peu de salles où il pouvait se trouver en-core quelques toiles et statues, ayant eu leurs fe-nêtres fermées et blindées en prévision du bom-bardement, l’obscurité qui y régnait devait rendrela visite projetée absolument inutile. Quant à l’in-troduction des Prussiens aux Invalides, elle avaitdes inconvénients bien plus graves encore. LesInvalides étaient situés en dehors de la ligne d’oc-cupation, entourés d’une population très-surexci-tée et que tous les raisonnements les meilleurs dumonde n’empêcheraient pas de se livrer contrel’ennemi pénétrant dans leur quartier, et surtoutdans un palais que les habitants de Paris avaienttoujours considéré comme un sanctuaire sacré, àtous les excès que pourraient leur inspirer leurcolère et leur vengeance patriotiques. Le com-mandant en chef se refusait donc absolument àprendre sur lui la responsabilité des conséquencespeut-être terribles que la visite aux Invalides ris-quait d’amener.
Obligé de reconnaître la justesse de ces raison-nements, le prince renonça à parler plus long-