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L’ARMISTICE.
vait aussi bien que nous — considérer comme gra-tuitement vexatoire. Le commandant en chef avaitprévu les scènes tumultueuses qui se passèrent àce moment dans la rue de Rivoli, et surtout sur laplace du Louvre, où des épithètes injurieusesfurent échangées entre la foule qui occupait laplace et l’ennemi qui venait se montrer fièrementaux fenêtres du palais, comme pour mieux étalerson triomphe. Il avait dû cependant, tout en faisantses réserves, donner les ordres nécessaires pourque les stipulations de la convention fussent stric-tement exécutées; mais, par cela même, il voulutque de son côté l’ennemi les observât non moinsrigoureusement que nous. Or, les premiers déta-chements de l’armée allemande qui étaient entrésaux Tuileries avaient gardé une attitude conve-nable et ne s’étaient pas écartés des prescription»convenues. Mais bientôt des officiers se montrèrentachevai dans le jardin, où ils vinrent caracolerle long des grilles, ayant à leur suite des ordon-nances armées de mousquetons ; des sous-officiersparurent également avec leurs fusils, et enfin desvoitures de louage d’un aspect misérable et gro-tesque, et que l’ennemi avait réquisitionnées chezdes commerçants de bas étage, pénétrèrent aussidans le jardin avec un certain nombre d’officiersdont une partie se tenait debout en regardant lafoule de l’air le plus provocateur et le plus arro-