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L’ARMISTICE.
CHAPITRE SEPTIÈME.
MOUVEMENTS POPULAIRES DU MOIS DE MARS.
3 mars.
Dans cette soirée, l’émeute devait essayer sesforces d’une manière à la fois plus efficace et plussérieuse; elle vint s’attaquer à un poste. A dixheures quinze minutes du soir, quatre bataillonsde la garde nationale investirent le poste des gar-diens de la paix aux Gobelins, et l’obligèrent àdéposer les armes. On leur prit leurs chassepots,puis la foule pénétrant à la suite de la garde natio-nale dans le poste et dans l’établissement qu’ilprotégeait, il y eut pillage général des armes quis’y trouvaient en dépôt.
A la première nouvelle de cet audacieux coupde main, le préfet de police avait envoyé au se-cours de ses agents menacés une compagnie de lagarde républicaine prise à la caserne Mouffetard,puis deux escadrons, l’un delà Cité, l’autre desCélestins, et enfin une nouvelle compagnie de laCité, bientôt suivie de quatre autres. Ces renforts,qui formaient un effectif respectable, n’arrivèrentpas à temps : la compagnie sortie de la caserneMouffetard, arrêtée dans la rue de ce nom par la