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L' armistice et la commune : Campagne de 1870-1871 ; opérations de l'armée de Paris et de l'armée de réserve / par le Général Vinoy
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L’ARMISTICE.

trouve ainsi déchargé. L’intérim nécessité parl’obligation imposée au général d’Aurelle deprendre part, comme député, aux discussionsrelatives.au traité de paix, n’avait pas duré moinsde seize jours, du 16 février au 4 mars.

5 mars.

La prison de Sainte-Pélagie n’a pas été forcée,comme on l’avait craint la veille; mais obligé decéder aux cris et aux menaces de la foule, le di-recteur de la prison avait dû, pour éviter de plusgrands malheurs, faire relâcher un individu dé-tenu sous l’inculpation d’avoir pris part à l’émeutedu 22 janvier'. Aussitôt le commandant en cheffit augmenter la force militaire de garde à la pri-son, qui fut portée à cent hommes, et il enjoignità l’officier commandant le poste de résister partous les moyens, même les plus extrêmes, dansle cas où une nouvelle attaque se produirait. Lapromptitude de cette mesure et la ferme attitudede la troupe maintinrent dès lors la foule en res-pect et empêchèrent toute autre tentative sur cepoint.

6 et 1 mars.

Ces deux journées ne furent signalées que par

1 C’était le trop fameux Serizier, alors capitaine au 101 e ba-taillon, et dont la Commune devait faire un colonel.