ARMÉE I)E PARIS.
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et Susbielle, qui avaient plus particulièrementsouffert pendant l’attaque infructueusement livréecontre l’émeute, campèrent sur le haut du plateaude Satory. Elles y étaient protégées par l’enceintede murs qui entoure ce plateau, et chacune desportes y donnant accès était occupée par un poste.Un autre poste établi dans le bois des Gonards,non loin de la ferme de la Bouillie, servait à re-lier les premières lignes du camp de Satory avecles bivouacs de la brigade Derroja. Enfin, commeextrême réserve, la brigade Daudel (113 e et 114 e )était installée dans les avenues du parc de Ver-sailles, >du côté des Trianons, surveillant les portesde la ville qui regardent Saint-Germain.
Ainsi qu’on peut s’en rendre compte par cerapide exposé, toutes les mesures de précautioncommandées par la gravité de la situation avaientété prises en vue d’une attaque possible des insur-gés. Tous les corps de l’armée devaient pouvoir, enraison des positions qu’ils occupaient, se donnerla main assez vite pour résister au premier choc :Versailles serait prévenu aussitôt en cas d’alertesubite, et on aurait le temps nécessaire pour or-ganiser, soit l’offensive, s’il était reconnu qu’onpouvait la tenter, soit la retraite, si la prudenceconseillait une fois encore de s’y résigner.
Le point le plus faible de la ligne des avant-postes était le coteau qui domine Versailles du