238
LA COMMUNE.
côté de Saint-Cloud ; il n’était pour ainsi dire pasgardé, car depuis le poste occupé à gauche, àl’étang de Ville-d’Avray, par le général La Ma-riouse, jusqu’à celui de la porte de Clagny, sur lahauteur où campait la division Bruat, .il n’y avaitaucune troupe en position. Mais, de ce côté, laroute était défendue par le Mont-Valérien.
Il importe d’expliquer tout d’ahord commentcette forteresse de premier ordre, en ce qui con-cerne la défense aussi bien que l’attaque de Paris,demeura définitivement entre nos mains. Nousrectifierons ainsi, par le simple récit des faits telsqu’ils se sont passés, beaucoup d’appréciationserronées dont nous avons trouvé la trace jusquedans certaines dépositions faites devant la com-mission d’enquête sur l’insurrection du 18 mars(tome II).
Au moment de cette triste insurrection, le Mont-Valérien avait pour seule garnison le 2° bataillondu 113 e de ligne. On avait en outre interné dansle fort, depuis quelques jours, les 21 e et 23 e ba-taillons de chasseurs à pied désarmés et qui avaientpris part aux manifestations de la Bastille. Un dessoldats de ces bataillons était même soupçonné ,d’avoir aidé très-activement au meurtre de l’agentVicensini. Formés pendant le siège, ces deux ba-taillons se composaient presque exclusivementd’éléments parisiens, et ils devaient, en un mo-