ARMÉE DE PARIS.
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reprenaient un peu d’ordre et de tenue, puis sedirigeaient, suivant leur destination définitive,sur leurs camps respectifs.
Au moment où l’armée de Paris vint se concen-trer à Versailles, le 19 mars au matin, elle ne secomposait que des divisions Faron, Maud’huy etSusbielle, de la brigade Bocher, des deux régi-ments de gendarmerie et du 9 e chasseurs. Quinzejours après, le 2 avril, date de la première sortiedes insurgés, cinq divisions — Bruat — Vergé —Pcllé — Grenier — Montaudon — étaient venuess’ajouter à ce premier contingent. Mais elles étaientencore en voie de formation, et leur effectif étaitdes plus minimes : les deux dernières surtoutavaient grand besoin de renforts, car elles necomptaient alors qu’environ deux à trois millehommes. Le gouvernement avait donc un grandintérêt à retarder le plus longtemps possible lemoment d’une action nouvelle. Chaque jour aug-mentait ses ressources et accroissait le chiffre deses troupes. En outre, celles-ci, éloignées ducontact dissolvant de l'émeute, reprenaient lasolidité et la discipline, qui sont les premièresconditions du succès. On les réorganisait avecune sévérité nécessaire, et déjà le bon effet s’enfaisait sentir : on pouvait signaler le retour durespect que le soldat doit à ses officiers, la dimi-nution des cas d’ivrognerie, le soin et la propreté