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LA COMMUNE.
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dans la tenue, dans l’armement et dans l’habille-ment des hommes. En même temps, on étaitrevenu avec une grande activité aux exercicesmilitaires indispensables pour entretenir le soldatdans l’habitude et l’usage du maniement de sesarmes : de fréquentes instructions avaient lieu,et le tir à la cible se faisait avec beaucoup de ré-gularité. Les prisonniers arrivant d’Allemagneétaient pleins d’ardeur, et les officiers montraientune bonne volonté des plus louables. Enfin lesgénéraux accouraient en foule, et le gouverne-ment pouvait choisir avec plus de facilité, euégard à leur nombre, les chefs qu’il convenait enun tel moment de placer à la tête de l’armée.
Tous les autres services — artillerie — vivres— remontes — se reconstituaient avec une égalerapidité 1 . Le jour où commença la première at-taque, l’armée se trouva en mesure, bien qu’in-complétement organisée encore, de faire face auxtroupes nombreuses de l’émeute. Jusque-là, ellegarda une attitude purement défensive.
La France entière assistait avec une anxiétébien facile à comprendre à ces préparatifs de lalutte, que les quinze jours d’inaction apparentequi s’écoulèrent du 19 mars au 2 avril faisaient
* Le gouvernement adjoignit au général Le Fié, ministre de laguerre , en vue de celte reconstitution, le général de divisionLelellier-Valazé, avec le titre de sous-secrétaire d’Etat.