ARMÉE DE PARIS.
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d’une autre sur les loyers prouvait ses dispositionsaccommodantes et devait donner, par une sortede concession toute spontanée, ample satisfactionà ce que pouvaient avoir de légitime les réclama-tions du parti démagogique.
Malheureusement toutes ces propositions, cestentatives, ces lois nouvelles étaient alors illu-soires : l’émeute qui régnait à Paris ne pouvait,quoi qu’on fit, être soumise et réduite autrementque par la force. C’était une présomption géné-reuse, mais un peu irréfléchie, que de s’imaginerqu’elle déposerait les armes avant de s’en être ser-vie ! Le gouvernement insurrectionnel, lui aussi,préparait ses forces, pendant que des pourparlers,qu’il répudiait secrètement à l’avance, s’enga-geaient en son nom. Il recrutait de toutes partsde nouveaux renforts : des garibaldiens et desfrancs-tireurs, qui avaient pendant le siège guer-royé un peu partout et leur guise, venaient semettre à sa disposition. Il arrivait aussi à Paris,pour grossir cette armée de la révolte, des révo-lutionnaires de tous les pays, émeutiers patentéset insurgés de profession prêts à s’enrôler sous ledrapeau des émeutes universelles. Anglais, Russes,Polonais, Italiens, Espagnols et même Allemands !il en vint de tous les coins de l’univers. Ces troupescosmopolites accouraient toutes joyeuses, afin deprendre leur part à la curée qui ne pouvait inan-