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L' armistice et la commune : Campagne de 1870-1871 ; opérations de l'armée de Paris et de l'armée de réserve / par le Général Vinoy
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LA COMMUNE.

générale du parti de l’ordre auquel ils avaient tou-jours appartenu. C’est donc à cette dernière dateque le Comité central devint le maître absolu etincontesté de la ville tout entière. Il attendait cemoment pour chercher à étendre son action audehors de la place, et à diriger sur l’Assembléenationale les criminels efforts dont il avait résolude prendre l’initiative. Les élections illégalementfaites à Paris lui avaient donné, malgré l’absten-tion d’un grand nombre de votants, comme unecertaine consécration de ses actes et de son droit..Pour gagner du temps et faire croire à ses désirsde modération, qui n’étaient, comme on peut lesupposer, qu’involontaires et apparents, il avaitfait des ouvertures de conciliation. Plusieursmaires et députés de Paris s’étaient laisséprendre — avec ou sans intention préconçue —à ce simulacre grotesque de pacification impos-sible, et ils avaient cru devoir entrer en compo-sition avec ce gouvernement non moins odieuxque ridicule. Ils étaient venus jusqu’en pleineAssemblée nationale proposer aux représentantsde la France de conclure un accord sur les basesmêmes indiquées par les chefs de l’émeute. L’As-semblée fut assez bien avisée et assez soucieusede sa dignité pour repousser toute entente de cegenre. D’ailleurs, la discussion d’une loi munici-^ pale, d’une loi sur les échéances commerciales et