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L' armistice et la commune : Campagne de 1870-1871 ; opérations de l'armée de Paris et de l'armée de réserve / par le Général Vinoy
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ARMÉE DE PARIS.

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bientôt cette légère panique, et le combat se ré-tablit et recommence. Les avant-trains des piècessont ramenés, et le 74 e se rallie à la voix de sesofficiers. Un bataillon de marins prend les de-vants et reçoit l’ordre de pousser jusqu’à la ca-serne. A ce moment, une nouvelle fusillade sefait entendre sur la gauche; c’est le 113' de lignequi, au bruit du canon, avait pressé sa marche;bientôt nos troupes enlevaient et occupaient lesbarricades.

Le mouvement en avant devint alors général :le 113" de ligne et le bataillon de marins se jettentsur la caserne de’Courbevoie qui est à peine dé-fendue, et où nous faisons prisonniers un certainnombre de fédérés à qui cette rapide attaque n’apas laissé le temps de fuir. Plusieurs de ces mal-heureux étaient, d’ailleurs, dans un état d’ivressequi leur avait enlevé toute conscience des événe-ments qui se passaient autour d’eux. Sur la droite,l’infanterie de marine, appuyant le mouvement,s’était également portée en avant et avait occupé lespremières maisons de Puteaux. On entendit bien-tôt éclater une vive fusillade sur ce point, entreles deux rives de la Seine; mais les fédérés ne tin-rent pas longtemps, et se sauvèrent en désordre :l’avenue de Neuilly se couvrit aussitôt d’une nuéede fuyards, dont une batterie établie au rond-point de Courbevoie, et qui ouvrit sur eux le feu