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L' armistice et la commune : Campagne de 1870-1871 ; opérations de l'armée de Paris et de l'armée de réserve / par le Général Vinoy
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LA COMMUNE.

à elle, et, sur la foi de cette seule rumeur, l’arméede Flourens accentuait son mouvement sur Rueilavec une imperturbable assurance. Mais au mo-ment où, parvenue au rond-point des Bergères,la colonne se dispose à prendre sur la droite, lefort ouvre sur elle un feu bien dirigé qui met aus-sitôt en fuite la moitié des assaillants. Les autres,plus aguerris sans doute, persistent à se défendre:des tirailleurs s’avancent jusqu’au pied des glacisdu fort, et bientôt les trois canons qu’avaient aveceux les fédérés tentent de battre ses murailles enbrèche. L’issue de cette lutte disproportionnée nefut pas longtemps douteuse : en quelques coups,deux des pièces sont démontées, un caisson saute,et les insurgés sont obligés d’enlever au plus vitela troisième. Us se mettent alors à l’abri dans lesreplis du terrain où le fort ne peut plus les at-teindre, puis passant par petits groupes, sur les-quels un feu d’artillerie à grande portée devientinefficace, ils arrivent jusqu’à Rueil, assez sensi-blement diminués, mais toujours résolus à pour-suivre leur attaque.

Les troupes du général de Galliffct avaientleurs grand’gardes à la Malmaison; devant cetteirruption inopinée des fédérés , elles se replientle long de la Seine du côté de la machine deMarly, et l’avant-garde parisienne les suit jus-qu’à Rougival. L’ennemi se trouvait donc arrivé