ARMÉE DE PARIS.
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signalaient dès le point du jour la mise en marchede nombreuses colonnes d’insurgés, et bientôt lesdépêches télégraphiques du Mont-Valérien vinrentcorroborer et préciser davantage ces premiersrenseignements. L’armée parisienne s’avançait,en effet, avec des forces considérables : sous lesordres de Flourens, improvisé général en chefet devenu le commandant le plus populaire et lemieux obéi, une troupe nombreuse s’engage surla route de Saint-Germain. Un peu plus tard, uneautre colonne, que commande le général Duval,se porte également sur Versailles, opérant sonmouvement par une route différente; mais l’arméede Flourens entre en ligne tout d’abord.
Le commandant du Mont-Valérien n’évaluaitpas à moins de trente mille hommes le chiffre desforces qui marchaient sous les ordres de Flou-rens : elles traînaient avec elles trois pièces d’ar-tillerie et s’avançaient avec une attitude assezrésolue, en une colonne serrée, sur la routequi passe à petite portée des feux du fort. Elle nesemblait pas se préoccuper le moins du mondedes canons qui du haut de la forteresse pouvaientsi facilement jeter le désordre dans ses rangs,tout comme si elle eût été certaine de sa compli-cité ou tout au moins de sa neutralité. La Com-mune avait en effet répandu le bruit que le fortétait occupé par des artilleurs qui s’étaient ralliés