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LA COMMUNE.
bois, près de l’ètang de Saint-Cucufa, pour dé-boucher par la porte de Longboyau, puis gagnerla ferme de Fouilleuse, et enfin déborder la gau-che des fédérés, en menaçant leur ligne de re-traite. La division Garnier, formant l’extrêmedroite, se porta en avant, par la Briqueterie, versle rond-point des Bergères. Enfin la division decavalerie Du Preuü, sortant à son tour de la portede Longboyau, vint se déployer dans la plaine,afin de relier les troupes du général Grenier au113° et de tourner Rueil. Ce mouvement ne futexécuté qu’avec une assez grande lenteur, causéepar la nécessité de faire suivre aux troupes, etsurtout à l’artillerie et à la cavalerie, d’étroitesallées sableuses, où la marche s’opérait avec diffi-culté. Aussi le déploiement de l’armée, au sortirde Longboyau, ne fut-il complètement effectuéque vers deux heures de l’après-midi. Mais dèsque les fédérés s’aperçurent qu’ils allaient êtreinévitablement enveloppés et coupés de leur lignede retraite, ils abandonnèrent toute idée de ré-sistance : ce fut parmi eux un sauve qui peut gé-néral. Ils quittèrent Rueil au plus vite, traversè-rent Nanterre à la débandade, puis, n’osant pluspasser à portée du Mont-Valérien, dont ils venaientd’éprouver les intentions véritables, ils traversè-rent la plaine en s’abritant derrière le remblai duchemin de fer, et rentrèrent enfin dans Paris par