ARMÉE DE PARIS.
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le pont d’Asnières. Les troupes pressèrent leurmarche, mais le mouvement de retraite de l’é-meute était si précipité, qu’elles ne purent arriverà temps pour couper la queue de la colonne.Seule, la division de cavalérie du général DuPreuil parvint à inquiéter vivement les fuyards,qu’elle chargea dans la plaine entre Nanterre etRueil, et dont un certain nombre furent sabrés oufaits prisonniers. C’est pendant cette charge que futrencontré Gustave Flourens, qui, abandonné parles siens, avait cherché un refuge dans une mai-son où il tentait de dissimuler son identité enchangeant de vêtements. Il voulut résister, et ilfut tué d’un coup de sabre sur la tête *. Ainsi finitcette personnalité vaniteuse qui aurait pu mieuxemployer une intelligence incontestable. Lestroupes, arrivées au rond-point des Bergères, yreprirent les deux pièces de canon abandonnéespar les fédérés, puis, après un moment de repos
* C’est le capitaine de gendarmerie Desmarest qui frappaFlourens au moment où celui-ci, aidé de son aide de campCypriani, se mettait en défense le revolver à la main.
L’insurrection avait fait de Flourens l’un des adjoints au mairedu vingtième arrondissement (26 mars).
Le 28 mars, il avait été élu membre de la Commune.
Le 29 mars, il était nommé général à titre provisoire de la20 e légion de la garde nationale.
Le 30 mars, il devenait membre de la commission militaire.M. Flourens n’avait que trente-trois ans.