ARMÉE DE PARIS. 271
celle de Flourens. Cette colonne avait suivi deuxroutes : la première traverse les Moulineaux etconduit à Meudon, la seconde, passant par la re-doute de Châtillon, rejoint celle de Versailles àPetit-Bicêtre.
La droite, arrivée à Meudon, y trouva lesavant-postes du régiment de la garde républi-caine. L’attaque eut lieu aussitôt : elle fut desplus vives. Les gendarmes firent une résistanceénergique qui donna le temps à la brigade LaMariouse, placée en arrière, d’accourir à leur aideet de rendre le combat plus égal. Avant la fin dela journée, les fédérés se repliaient devant labonne contenance de nos troupes et étaient défi-nitivement chassés dejlfeudon et de Bellevue.
La gauche des fédérés avait rencontré à Petit-Bicêtre les avant-postes du général du Barail etavait pu cependant arriver jusqu’au hameau deVillacoublay. Les troupes du général Derroja,soutenues par la division Pelle, se portèrent alorsen avant, et le combat ne tarda pas à s’engager làaussi avec une extrême vivacité. Mais les insurgésfurent promptement mis en déroute et rejetésavec pertes sur la redoute de Châtillon.
L’attaque des soldats du Comité central avaitdonc été repoussée victorieusement sur tous lespoints. Le succès de l’armée n’était pas douteux,mais les deux tentatives de l’émeute, si rappro-