ARMÉE DE PARIS.
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lions entreprises. Une attaque de nuit tentée sui-te château de Bécon par la division de Maud’huyne put réussir; mais les fédérés avaient de si mé-diocres connaissances militaires et se rendaientsi peu de compte des événements qui se passaientmême jusque sous leurs yeux, qu’ils ne s’aper-çurent pas du léger échec qu’ils nous avaientinfligé. Leurs bulletins officiels, si grotesquementmensongers, ne mentionnèrent aucunement cepetit succès, le seul qu’ils aient jamais remportépendant cette triste campagne. D’ailleurs, ilsn’eurent peut-être pas le temps de constater qu’ilsnous avaient repoussés, car bientôt le château deBécon tombait en notre possession. Malgré cesavantages répétés, les progrès de l’armée ne s’ac-complissaient que lentement : nous ne pûmes en-lever Colombes et Bois-Colombes qu’après unelutte acharnée et des pertes sensibles, et c’estseulement le 10 avril que les troupes du généralde Ladmirault arrivèrent à s’emparer d’Asnières.La prise de ce village termina la complète réussitedes opérations entreprises le 2 avril, et acheval’expulsion définitive des insurgés des divers pointspar où ils pouvaient menacer Versailles.
Le Mont-Valérien avait rendu de grands ser-vices à l’armée pendant ces différents combats :il avait reçu tout récemment les premières piècesde 24 qui étaient arrivées à Versailles, et il avait