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LA COMMUNE.
l’ordre de se fortifier solidement sur les positionsqu’elles occupaient; des instructions expressesles obligeaient même à y rester sans chercher às’approcher davantage. Le 8 mai, dès que lachute du fort d’Issy eut permis d’assurer la droitede notre position, l’attaque du centre commença.Une formidable batterie établie à Montretout ou-vrit son feu sur les remparts, dont les canons fu-rent presque immédiatement réduits au silence.Sous la protection de ce feu puissant, les troupespassèrent la Seine dans la nuit du 8 au 9 mai, etprocédèrent aux premiers travaux d’approche. Legénéral Douay avait la direction générale des tra-vaux du centre; la division Vergé, de l’armée deréserve, fut placée sous ses ordres pour aider àleur prompt achèvement. Elle dut surtout sur-veiller la portion des tranchées qui s’étendait deBoulogne à la Seine. Les parallèles qui traver-saient ce village se continuèrent dans le bois deBoulogne jusqu’à la grande avenue de Neuilly, etnos troupes s’avancèrent rapidement. Les travauxétaient donc poussés avec une persistante activité;couverts sur leur gauche par le Mont-Valérien etsur leur droite par le fort d’Issy, ils se dévelop-paient autour du saillant le plus aigu que formel’enceinte des fortifications de Paris. L’angle queprend à revers le fort d’Issy devint, ainsi que lequartier du Point-du-Jour, dominé et écrasé de