Buch 
L' armistice et la commune : Campagne de 1870-1871 ; opérations de l'armée de Paris et de l'armée de réserve / par le Général Vinoy
Entstehung
Seite
312
JPEG-Download
 

312

LA COMMUNE.

à souffrir du feu des tirailleurs fédérés placés surl’autre rive, où la division Vergé n’avançait qu’aveclenteur, au milieu d’obstacles multipliés.

Les insurgés avaient fortifié très-solidement laligne de défense naturelle que présentait le murdu jardin des Tuileries, donnant sur la place etsur le quai : cette ligne menaçait d’être vivementdéfendue. A droite, sur le quai, une épaisse bar-ricade reliait la muraille à la rivière : son parapetétait couvert de sacs à terre ; devant elle, on avaitcreusé un large fossé. De l’autre côté, sur la gauche,une autre barricade s’étendait depuis le mur dujardin jusqu’au ministère de la marine, comman-dant ainsi toute la rue de Itivoli. Cette importantebarricade avait un immense épaulement avecfossé : le seul passage réservé était fort étroit etfermé par une barrière en fer. Enfin, la grilled’entrée du jardin qui sépare le mur en deux par-ties était également fermée par un épaulement.Sur la terrasse, qui domine la place, étaient deuxfortes batteries pouvant balayer tout ce qui setrouvait devant elles. Le flanquement de cette im-posante position était assuré des deux côtés avecune même force : à droite, la Seine et le mur dela terrasse la garantissaient contre toute tentativede mouvement tournant; d’ailleurs, les quatrecanonnières de la Commune embossées sous lePont-Royal surveillaient la rivière. De l’autre côté