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LA COMMUNE.
vèrent en peu d’instants, surprenant et dispersanttout ce qu’elles trouvaient devant elles. Vers midi,le drapeau tricolore flottait sur le moulin de laGalette et peu après sur la tour Solferino; bientôt,de divers points de Paris, l’on pouvait distinguerles pantalons rouges de notre infanterie quigravissait lestement les parapets des batteriesfédérées.
La prise des hauteurs de Montmartre était unfait considérable qui devait jeter dans les rangsinsurgés une désorganisation et un trouble sansremède. La Commune avait toujours regardé laforteresse de Montmartre comme le lieu de sonsuprême refuge. Dès le deuxième jour de la ba-taille engagée dans Paris, cette position, réputéeinaccessible et imprenable, et où l’insurrectionavait remporté, deux mois auparavant, son pre-mier triomphe, tombait entre les mains de l’ar-mée régulière. Cet événement fut donc, en raisonde son influence sur le moral des derniers défen-seurs de l’émeute, d’une importance tout à fait dé-cisive. Au point de vue militaire, cette importanceétait plus grande encore. La prise de Montmartreobligeait les insurgés à évacuer aussitôt les posi-tions que la hauteur domine et que son canon ren-dait désormais intenables pour eux, et notammentla Villette, les Halles, la place Vendôme et lesTuileries. Les barricades qui sillonnaient ces dif-