OPÉRATIONS DE L’ARMÉE DE RÉSERVE. 321
férents quartiers devaient se trouver prises à lalois de flanc et à revers par l’artillerie que nousallions tourner contre elles. Quant aux chefs de laCommune, la nouvelle de ce grave échec jetaparmi eux un désarroi facile à comprendre. Ilsavaient supposé, d’après la lenteur calculée denos opérations dans Neuilly, qu’à l’aide de leursbarricades si vigoureusement armées, fortifiées etdéfendues, ils nous retiendraient indéfinimentdans Paris, et que peu à peu nos troupes se désa-grégeraient et viendraient une fois encore leurapporter leur concours. La chute de Montmartreréduisait à néant et en un seul moment toutesleurs espérances. Ils se sentirent perdus, et aban-donnèrent les quartiers du centre encore en leurpouvoir, pour se retirer sur des points plus ex-centriques et jusqu’alors peu menacés. Mais en serésignant à cette dure nécessité, ils n’oublièrentpas les projets sinistres dont ils avaient élaborél’exécution dans le secret de leurs conseils, et queleurs proclamations nous avaient déjà fait con-naître.
Cependant la prise de Montmartre avait permisd’atteindre la gare de la Chapelle; le mouvementen avant s’était prononcé de toutes parts; le5° corps s’était emparé du collège Rollin, et,avant la nuit, le 4 e avait dépassé la Madeleine ets’étendait d’un coté jusqu’à la place Saint-Georges
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