OPÉRATIOXS DE L’ARIIÉE DE RÉSERVE. 329
du onzième arrondissement, sur le boulevard duPrince-Eugène. Elle devait se croire pour quelquetemps encore en sûreté sur ce point, où nostroupes ne pouvaient parvenir, ainsi que nous ve-nons de le dire, qu’après avoir traversé, au milieude grands dangers, des rues étroites et faciles àdéfendre, où l’émeute avait, en effet, disposétous les moyens de résistance qui restaient encoreentre ses mains.
L’armée de réserve ne pouvait avancer que pardeux points : elle avait devant elle d’un côté laBastille, qui arrêtait la division Vergé, et del’autre le pont d’Austei'litz, défendu par plusieursbarricades, savoir :
1° A l’extrémité du pont, sur la place Walhu-bert, une barricade demi-circulaire pouvant enfi-ler le quai et le boulevard de l’Hôpital;
2“ A l’autre extrémité, une deuxième barricade ;
3” Une barricade gardant l’entrée de la rueLacuée;
4° Une barricade empêchant l’accès du boule-vard Mazas.
Toutes ces barricades étaient armées de piècesd’artillerie.
II n’était pas possible, en présence d’une telleréunion de moyens défensifs, de songer à faireavancer les troupes par la rive gauche. Quant à larive droite, la brigadq de La Mariouse, qui s’y