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L' armistice et la commune : Campagne de 1870-1871 ; opérations de l'armée de Paris et de l'armée de réserve / par le Général Vinoy
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LA COMMUNE.

était engagée, était arrêtée au canal Saint-Martindevant un petit pont qui seul en permettait lepassage. Elle devait se tenir à une distance suffi-sante du Grenier d’abondance qui était en feu,ce qui rendait ses approches très-difficiles. Onpouvait craindre aussi à tout moment que l’Ar-senal, qui brûlait également, ne fît explosion, cequi aurait gravement exposé les troupes, à causede la quantité considérable de munitions que lesinsurgés y avaient rassemblées. De la Bastille àla Seine, le canal Saint-Martin, dont les bergessont profondes et escarpées, interceptait donc ab-solument le passage, sinon par le petit pont dontnous avons parlé ci-dessus, et que balayait l’artil-lerie des fédérés. Malgré ces difficultés, on réso-lut d’attaquer le saillant formé par la Seine et Jecanal, et c’est sur les deux débouchés qui y don-nent accès qu’eut lieu le combat pendant toutela journée du 25. Il était d’autant plus nécessairede marcher avec précaution, qu’en arrière setrouvait le viaduc du chemin de fer de Vincennes,formant une seconde ligne de défense égalementtrès-solide. Il fallait d’abord réduire au silencel’artillerie des insurgés. Nous établîmes à cet elfe!des batteries en avant du Jardin des Plantes, surle quai et sur l’autre rive de la Seine, de manièreà couvrir de nos boulets les fortes barricades quenous avions devant nous. Les canonnières nous