340
LA G 011 ML NE.
Ces infortunés s’étaient barricadés dans l’un desbâtiments de la prison, et ils se tenaient prêts àfaire une vive résistance à leurs geôliers : leurterreur était si grande que, dans le premier mo-ment, ils refusèrent de nous recevoir, redoutantsous l’uniforme de nos soldats un nouveau piègede leurs bourreaux pour mieux ressaisir leursvictimes. C’est seulement au jour qu’ils recon-nurent leur erreur, et ils témoignèrent alors auxtroupes, dans les termes les plus expansifs, lavivacité de leur joie et de leur reconnaissance.
Dimanche 28 mai.
C’est à trois heures du matin qu’eut lieu la prisede la Roquette : d’utiles détails nous y furentdonnés sur les dernières mesures prises par lesmembres de la Commune lorsque nos troupesvinrent les chasser de ce quartier éloigné, où ils.avaient cru pouvoir résister encore. On nous ap-prit qu’à leur départ de J’Hôtcl de ville les princi-paux chefs s’étaient réunis en permanence à lamairie du onzième arrondissement, et que laveille au matin, 27 mai, ils s’étaient rendus à laRoquette : ils avaient partagé entre eux les quel-ques fonds que le gouvernement insurgé possédaitencore, puis ils s’étaient dirigés sur Rellevillc, oùils se séparèrent définitivement.
Cependant la division Faron avait commencé