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tillerie et du génie, envoyés par le maréchal 1 ,arrivaient au quartier général du chef de l’arméede réserve pour préparer l’attaque, le comman-dant du fort nous faisait prévenir qu’il était prêt ànous ouvrir ses portes.
La garnison qui se rendit prisonnière se com-posait de trois cent soixante sous-officiers et sol-dats et de vingt-quatre officiers. Dix individus plusou moins coupables furent, en outre, trouvés dansle fort. Ils furent aussitôt traduits devant une courmartiale. L’un d’eux, le nommé Merlet, anciensergent du génie, et que la Commune avait en-voyé au fort avec mission de le faire sauter s’ilmenaçait de tomber entre nos mains, prévint lesévère arrêt que la justice militaire n’eût pas man-qué de prononcer contre lui en se brûlant lacervelle.
L’armement du fort était de peu d’importance :il ne comportait que douze pièces de canon, etson arsenal était tout à fait vide. En revanche,nous y trouvâmes un matériel assez considérable,consistant en caissons, projectiles, affûts nombreux,dix mille kilogrammes de poudre et environ quatrecent mille cartouches. L’intendance y reconnutaussi beaucoup d’objets d’équipement, de literiemilitaire et de vivres. Enfin, ses écuries renfer-maient deux cents chevaux appartenant à l’Etat.
1 Voir aux Appendices.