OPÉRATIONS DE L’A R AI ÉE DE RÉSERVE. 347
de la Commune s’étaient, au moment de sa défaitedéfinitive, réfugiés dans le fort de Vincennes, etc’était évidemment à eux qu’étaient destinés lespasse-ports qu’on réclamait si mystérieusement.Notre devoir était donc de repousser toute appa-rence de compromis avec de tels hommes, et ilfut déclaré au lieutenant-colonel Faltot que nousne pouvions accepter aucune condition et que lefort devait, purement et simplement, se rendre àdiscrétion.
Pendant ces pourparlers, le chef de l’armée deréserve avait instruit le maréchal de Mac-Mahondes difficultés que rencontrait la reddition du fort.Le maréchal, craignant des complications avecl’armée prussienne à cause de son voisinage im-médiat , n’approuva pas tout d’abord les mesuresprises par le commandant de l’armée de réserve.Il revint cependant presque aussitôt sur ce pre-mier avis, et pensant qu’une attaque de vive forcepouvait seule amener la capitulation du fort, ilenvoya dans ce sens de nouveaux ordres augénéral en chef. Mais pendant ces délibérations,les négociations avaient repris avec les officiersdu fort : le colonel Montels, ayant jugé l’instantpropice, avait une dernière fois sommé la garni-son de se rendre sans conditions. Le colonelFaltot arait demandé une heure encore pour sedécider. Enfin, au moment où des officiers d’ar-