PAPILLONS.
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ont ete preconises pour arrivev ce but; mais les deux procedes que l’on emploie le plus generale-ment sont: soit de plonger les eocons dans de l’eau porteeä une haute temp6rature, soit de les placerdans un four cbauffe ä envirou soixante degres. Pour faciliter le devidage de la soie, on met encoreles eocons dans une bassine.remplie d’eau; l’on obtient ainsi la soie dont on fera des Stoffes. Quel-ques coeons seulement sont conserves pour avoir de la graine ou des oeufs pour faire l’education del'annee suivante, et en effet on n’en a pas besohl d'un grand noinbre, puisqu’on a remarque que dequatorze onces de coeons on peut retirer une once de graine. En choisissant les eocons necessairesä la reproduction de I’espöce, on recommande de prendre les plus durs, surtout aux extremites, ceuxdont le tissu est le plus fin et ceux qui ne sont pas les plus grands; il n’y a pas de signe certain pourdistinguer les sexes des coeons : cependant on croit que le cocon le plus petit, pointu d’un ou desdeux bouts et serre dans le milieu, renferme ordinairement le Papillon mäle, et que le cocon beau-eoup plus rond, plus gros, peu ou point serre dans le milieu et le plus pesant, contient la femelle.Des precautions particulieres doivent encore etre prises pour conserver ces coeons : il faut les mainte-nir ä une temperature de quinze degres, jusqu’ä ce que le Papillon eelose, ce qui a- lieu au bout dequinze jours. Des soins nouveaux doivent encore etre pris par le magnanier lorsqu'il a obtenu le Pa-pillon. C’esl vers six ä sept heures du matin que les Papilions sortent de leur chrysalide; les accou-plements ont lieu une ä deux heures apres, et, vers deux heures, dans les magnaneries, on detacheles mäles d’apres les feme.lles, et l’on pose ces derniöres sur des linges pour quelles puissent y col-ler leurs oeufs, qui sont approximativement au nombre de cinq Cents par femelle. Le meme mäle peutservir ä deux ou trois femelies et ä un jour d’intervalle. Les oeufs sont d’abord blancs ou jaunätres,mais passenl bientöt au gris ou au brun, et meine au noirätre. Pondus en öle, ils restent ainsi, sausaucun changement manifeste ä l’exterieur, jusqu’au printemps suivant. C’est ä cet etat qu’on peut lesfaire voyager pour transporter les Vers ä soie d’un lieu ä un autre; ils peuvent., sans perir, supporterdes degres assezforts de temperature, soit 6leve.es, soit,-au contraire, au-dessous du zero thermomelri-que; il faut, au reste, employer quelques precautions si l’on veut les faire voyager fructueusement.
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Fig. 17. — Chenille du ver ä soie commen$ant ä filer.
Fig. 18.
Cocon du Ver ä soie.
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Fig. 19- — Chrysalide du Ver a soie retiree du cocon.
En terminant ces longs details sur le Sericaria mori , nous indiquerons encore par quelques chif-fres le grand interet industriel que l’on tire de la culture de ce Lepidoptere . C’est ainsi que dans lamagnanerie de Cautandiere, dans le departement de la Vienne , appartenant ä MM. Miller et Robinet,1 once de graine a produit 60 kilogrammes de coeons (190 ä 200 pour 1/2 kilogramme); dans cetteeducation, les coeons sont revenus aux proprietaires ä 1 fr. 55 cent. le 1/2 kilogramme. Ayant faitliier leurs coeons chez eux, la filature de la soie leur a coüte 5 fr. 50 cent. le 1/2 kilogramme, qu’ils