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HISTOIRE NATURELLE.
jaune plus ou moins fauve, avec deux lignes plus foncees sur les anterieures. Les 03ufs, reunis aumoyen d’une matiäre agglutinante , sont deposes par la femelle autour des tiges des arbres, en ma-niere d’anneaux. Les Chenilles , venant a eclore, vivent en sockte, se tenant en quelque sorle partroupeaux sur un grand nombre d’arbres de nos forfils et de nos jardins, et font beaucoup de mal äla sylviculture; la Ioi de Fechenillage a et6 faite pour s’opposer ä ses ravages, et surtout ä oeuxdu Liparis chrysorhcea. ä l’oecasion duquel nous aurons occasion de revenir longuement sur ce su-jet important d’entomologie appliquee. Les autres especes du meme groupe, dont les Chenilles ontles niemes moeurs, sont les Bombyx caslrensis, Linne, egalement träs-repandus dans toute l’Europe ;franconica, Fabricius, du midi de la France et de l’Allemagne , et loti, Hübner, espöce du midi deFEspagne, qui, tout en ayant tous les caracteres des Clmocampa pour l’lnseete parfait, en differeassez notablement par plusieurs particularites de la Chenille.
B. Tbichidra, Stephpns. — Anlennes pectinees dans le mäle, ciliees dans la femelle; palpescourts, velus, connivenls; pas de trompe; corselet velu; ^bdomen du mäle court, lermine par deuxbouquets de poils divergents : celui de la femelle long, cylindrique, garni ä son extremite d’unebourre laineuse couverte de poils; ailes ayant le port de eelles des Clisiocampa dans le repos. Che-nilles ayant de la ressemblance avec eelles des Eriogasler : comme eiles se metamorphosant dansdes coques tres-dures, mais ne vivant en societe que däns le jeune äge, et se separant en grandis-sant.
Le type est le R. de l'aubei*ine (B. cratcegi , Linne ), petite espece ä ailes d’un gris brun ou cen-dre, avec des lignes plus foncees; ä Chenilles noirätres, avec des poils jaunes et grisätres, peu touf-fus, ainsi que des incisions d’un bleu ardoise fonce, et vivant sur I’aubepine, le prunellier, le pom-mier sauvage, le cerisier, etc. Ce Papillon est commun dans toute l’Europe, surtout au mois deseptembre; sa Chenille, en ete, devore les feuilles d’un grand nombre d’arbres et fait assez de de-gät. Une autre Trichiura ( T. ilicis ) a ete decouverte par M. Rambur dans le midi de FEspagne.
C. Ckethocaupa, Stephens. — Antennes pectinees dans les deux sexes, mais plus largement dansle mäle que dans la femelle; Organes de la bouche obliteres et remplacAs par des poils; corselet tres-velu; abdomen court, conique dans le mäle; long, cylindrique et termine par des poils recouvrantsa bourre soyeuse terminale dans la femelle; ailes supärieures traversees par trois lignes sinueuses,dentelees. Chenilles processionnaires (au moins dans les B. processionca et pilijocampa), c’est-ä-dire"que, lorsqu’une d'elles se deplace et se met en marche, toutes les autres la suivent successivement;eiles sont garnies de poils longs, peu touffus, qui tombent avec la plus grande faciiite lorsqu’on lestouche, et qui, penetrant dans la peau, occasionnent pendant longtemps une vive demangeaison;pour se transformer, ces Chenilles construisent une toile commune qui abrite chaque cocon particu-lier, ou bien s'enfoncent dans la terre pour se chrysalider.
Deux espäces surtout de Cnelhocampa doivent etre signalees, parce qu’elles se trouvent dans toutel’Europe et que leurs Chenilles font beaucoup de mal ä nos arbres. Ce sont; 1“ la Processionnaire(Bombyx processionea, Linne ): Papillon ayant une envergure de 0“,03 ä 0“,04; ailes d’un gris cen-dre, plus päle dans la femelle que dans le mäle, avec trois lignes transversales plus foncees sur lesanterieures, ä peine visibles dans la femelle, et une seule sur les posterieures; la femelle a Fextre-mite de l’abdomen niunie d’une plaque ecailleuse, recouverte de poils grisätres. Les Chenilles , d’ungris verdätre, vivent en troupes nombreuses sur les chenes et en rongent les feuilles ä l’epoque deFannee oii eiles viennenl de se developper, de teile sorte que, comme on peut malheureusement tropsouvent le voir dans les bois des environs de Paris , les arbres, en plein ete, se presentent depouillescomme en hiver et souffrent beaucoup de cette defoliation intempestive; en effet, sous cerlaines in-fluences atmospheriques peu connues, ces Chenilles, toujours nombreuses, deviennent quelquelois in-nombrables, et des lors sont tres-nuisibles pour les forets, que Fon ne peut echeniller comme les jar-dins et les vergers. Ces Chenilles, les processionnaires par excellence, car eiles marchent toujoursen troupes et se suivent 5 la suite les unes des autres, au moment de la metamorphose en chrysali-des, se filent un grand cocon commun, une sorte de nid, dans l’interieur duquel chaque Chenille seforme un petit cocon particulier dans la soie grossiere duquel se trouvent epars les poils qu’elleperd au moment de sa transformation. Le Papillon sort du cocon au mois de juillet, et la femelle de-pose ses ceufs sur le tronc de l’arbre qui, des le printemps suivant, doit servir de nourriture auxjeunes Chenilles qui en sortiront. (Voy. pl. IV, iig. 3, 4 et 5.) 2° Le Dombvx du fin (ß. pityocampa,