PAPILLONS.
23
Fabrieius), espäce assez semblable ä la precedente, propre au midi et au nord de l’Europe , mais dontles Chenilles se nourrissent aux depens des feuilles du pin, et dont les chrysalides sont deposeesisolement dans Ia terre. Deux autres espäces du meme groupe ( C . solitaris et neogcena) se trouventdans la Turquie d’Europe et en Russie, ainsi que, assure-t-on, dans le midi de l’Espagne .
D. Eriogaster, Germar . — Antennes pectinees dans les mäles, filiformes dans les femelles; palpescourts, velus; pas de trompe; corselet large, tres-velu; abdomen du mäle court, termine par despoils qui se separent en deux faisceaux : celui de la femelle cylindrique, ä extremite plus large quela base et garnie d’une bourre laineuse tres-epaisse; ailes superieures marquees au centre d’unpoint blanc.
Trois espöces europeennes (Bombyx lanestis, Linne; everia, Fabrieius; calax, Linne ), qui sem-blent surtout particulieres ä l’Allemagne et qui font deux apparitions annuelles aux mois de mai etde septembre. Parmi eiles, la Laineuse du cerisier (B. lanestis) se trouve quelquefois aux environsde Paris et n’y est pas tres-rare.
E. PjEcilocampa, Stephens. — Antennes pectinees dans le mäle, greles et ciliees dans la femelle;palpes velus, reunis en bec; trompe nulle; corselet large, velu; abdomen du mäle termine par unetouffe de poils coupes carrement : celui de la femelle gros, renfle, termine en pointe obtuse; ailespeu chargees d’ecailles, presque transparentes. Chenilles demi velues, aplaties, ressemblant ä cellesdes Lasiocampa, vivant solitaires sur les arbres des forets, et se transformant dans une coque ova-laire, tres-solide.
Espece unique, Bombyx nu pedplier ( Ptecilocampa popttli, Linne ). Petit Lepidoptäre commun danstoute l’Europe, ä ailes d’un brun noirätre päle et un peu transparent, avec une raie blanchätre trans-verse, presque centrale, flexueuse aux premieres ailes et ä peine sinuee aux secondes, ob eile estplus large. Chenille vivant sur le bouleau, le peuplier, le tremble, le tilleuil, le chätaigner, le hetre,le chene, le rosier des haies, etc. (Voy. pl. IV, fig. 6.)
F. Crateronyx, Duponchel. — Antennes du mäle largement pectinees, terminbes en pointe re-courbee : celles de la femelle etroitement pectinees; palpes courts, velus, obtus; trompe nulle; der-nier article des tarses renfle, avec des ongles tres-forls aux pattes anterieures; abdomen de la femelletrfes-gros, velu seulement entre les incisions de chaque anneau. Chenilles tres-peu velues, de cou-leurs livides, remarquables par leur obesite, qui rend leurs mouvements tres-lents; vivent solitairessur les Chicoracees; se transforment dans un tissu läger environne de mousse ä la superficie de laterre. Chrysalides allongäes, avec l’extremite anale bifide.
Deux especes d'Europe : Bombyx des buissons ( Crateronyx dumeti, Linne ), et le B. du pissenlit(C. taraxaci), qui se trouve sur plusieurs plantes, principalement sur le pissenlit; la premiere au-präs de Paris et dans la France centrale, et la seconde dans Test de la France, ainsi que dans l’Al-lemagne (Voy. pl. IV, fig. 7.)
G. Bombyx proprement dit. — Antennes largement pectinees ou plumeuses dans le mäle, dente-lees dans la femelle; palpes courts, velus, obtus; trompe nulle; corselet robuste, garni de longs poils;abdomen de la femelle tres-gros, cylindrique, velu, avec son extremite arrondie; ailes larges, aussivelues que squameuses. Chenilles longues, cylindriques, garnies de deux sortes de poils ; les unsnombreux, ras, träs-denses; les autres longs, isoles, fascicules; vivant solitaires : les unes sur lesarbres et les autres sur les plantes basses, et se transformant dans des coques tres-solides, ayantla forme d’un gland, excepte celle du Bombyx rubi, qui se file un cocon läehe, fusiforme.
Six especes seulement de ce groupe ont ete signalees en Europe , et parmi eiles deux sont encorepeu connues. Le type est le Bombyx du chene ou Minime a bande, Geoffroy ( Bombyx quereüs,Linne ). Le mäle est plus petit que la femelle, car son envergure n’a guere plus de O^Oö, tandisque celle de la femelle peut atteindre 0 m ,09 : dans le mäle, les ailes sont d’un brun ferrugineux,avec un point central blanc et une bande transversale jaune, ainsi que la frange des secondes ailes;dans la femelle, les qualre ailes sont d’un jaune paille, avec le meme point blanc que dans les mä-les, et une bande plus päle ä la meme place. La Chenille se nourrit de feuilles de chene et d’ungrand nombre d’aulres especes d’arbres de nos forets; eile se trouve assez communement dans toutel’Europe, et, comme la plupart de ses congeneres, passe l’hiver ä l’etat de chrysalide, pour se trans-former au mois de juin. (Voy. pl. VI, fig. 4.) Les autres especes sont le B. du trefle ( B. trifolii,Fabrieius), qui est träs-repandu dans toute l’Europe, et le B. nc genet ( B.sparlii, Ilubner), qui semble