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I11ST01RE NATURELLE.
ments. Tel a etd, dans maintes circonstances, Je but que s’est proposd la Socidtö entomologique deFrance , en faisant connaitre les moeurs d’un grand nombre d’lnsectes nuisibles ou utiles, eten indi-quant les moyens que Ton peut employer pour combatlre les especes nuisibles et pour propager, aucontraire, les especes utiles.
Ajoutons en terminant que les degäts causes par les Insectes sont reels, que les moyens quenous possedons de nous en garantir sont tres-imparfaits, et que, si l’on veut arriver d’une maniereefficace ä detruire les Insectes qui nous nuisent, il faut commencer par bien connaitre ces ennemiset par etudier serieusement leurs mueurs. En observant avec soin chaque espece pendant tout lecours de sa vie, on decouvrira necessairement le moyen de la combattre, s’il en existe un, ou d’atte-nuer ses degäts; car on doitrenoncer ä l’espoir chimerique de trouver des recettes empiriques pourdetruire d’un seul coup tous les Insectes d’un canton. Pour arriver ä cette connaissance et pour larepandre, il serait convenable que le gouvernement etablit des cours d’entomologie appliquee, ou,d’une maniere plus generale, de Zoologie appliquee non-seulement ä l’Ecole forestiere de Nancy,mais encore dans les divers instituts agricoles, dans les ecoles veterinaires et dans les grands etablis-sements d’application aux Sciences, et qu’il encourageät la publication d'ouvrages speciaux sur cettematiere. 11 faudrait aussi que les entomologisles les plus eminents voulussent bien descendre deshau-teurs de la Science et composassent des livres d’entomologie pratique, simples, clairs, peu coüteux.En Allemagne, en Angleterre, en Amörique et en France , ce sujet commence ä etre serieusement etu-die; l’ouvrage de Ratzebourg sur les Insectes des forets esl un monument qui y est eonsacre; lestravaux de M. Guerin-Meneville sur divers points de l’entomologie et surtout sur les Vers ä soie,ceux de M. Ed. Perris sur les Insectes du pin maritime, etc., sont autant de pierres destinees ä ele-ver le monument que nous demandons de tous nos Yceux, et peut-etre un jour, nous servant des ma-Wriaux epars de tous cötes et recueillant des observations innombrables, chereherons-nous ä lesresumer dans un livre que nous nous efforcerons de mettre ä la portde de tous, en en eliminant laScience qui n’en sera pas indispensable, et en expliquant ce que nous avancerons par de nombreusosligures.
10”’ GENRE. — CHELONIE. CHELONIA. Boisduvai, 1829.
Index raethodicus. — Lepidopterorum Europseorum.
Antennes plus ou moins pectinees dans le mäle, en scie ou filiformes dans la femelle; palpes moi-tie velus et moitie squameux, reunis en forme de bec; trompe courte ou rudimentaire; corps epais;tdte et corselet velus ou laineux; ailes superieures plus ou moins larges.
Chenilles garnies de poils plus ou moins serres, implanles, en faisccaux divergents, sur des tuber-cules d’une couleur plus claire que le fond; se tenant solitairement, en plein jour, sur les plantesbasses, dont eiles se nourrissent et oü elles courent träs-vite.
Chrysalides conico-cylindriques, avec l’extremite anale bilobee et garnie de petites epines; placeesdans des coques spacieuses, d’un tissu läche.
Les especes de ce genre sont nombreuses et de taille moyenne; toutes sont ornees de couleursvives, avec les secondes ailes souvent jaunes ou rouges presentant des taches plus foncees, et ellesressemblent assez aux Papilions de jour. On en connait dans presque toutes les parties du monde,mais l’Europe en renferme surtout beaucoup. Elles portent souvent le nom vulgaire d 'Ecailles, etquelquefois scientifiquement, d’apres Schranck, celui d 'Arena.
Comme types, nous indiquerons les Chelonie caja ou Ecaille horte (Bombyx caja, Linne ) : en-vergure, 0“,07 ä 0“,08; ailes superieures brunes, avec des rigoles blanchätres, irregulieres et diri-gees en divers sens : posterieures d’un brun rouge, avec six ou sept taches d’un bleu fonce, ceintesde noir; corselet de la couleur des ailes antdrieures, avec un Collier rouge; abdomen rouge, avec utierangee dorsale de taches noires : commune du mois de juin au mois d’aoüt dans toute l’Europe, etprincipalement aux environs de Paris , la Chelonie purpurine ou Ecaille mouchetee (Bombyx pur-purea, Linne ) : un peu plus pelite que la precedente; corps jaune, tachete de noir; ailes anterieuresd’un beau jaune, avec des taches noires eparses: posterieures d’un rouge cerise dans la femelle, plus