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fondes, se fabriquant dans le lieu de leur demeure des coques eomposßes de soie et de sciure debois.
Chrysalides longues, cylindriques, convexes du cöt6 du dos, avec deux raugees transversales d’e-pines inclinees en arriere sur chaque Segment de l’abdomen.
On ne connalt que peu d’espfices de Cossus; cinq sont indiquees comme propres ä l’Europe : telssont les Cossus ligniperda, Fabricius, eommun partout; terebra, Fabricius, d’Allemagne; ccestrum,llubner, du midi de la France et de la Dalmatie; tlirips, Hübner, de la Russie meridionale, et deser-tus, Fischer, de Waldheim, de la Russie orientale, et qui toutes se trouvent ä Petat parlait au moisde juillet.
L’espece la plus celebre, et la seule dont nous voulions nous occuper, est le Cossüs gateuois ( Cos-sus ligniperda, Fabricius, Godart, Duponchel, Boisduval ; Bombyx ligniperda, Linn6); Qüeue-Four-ciiüe, Geoffroy, Fngramelle : envergure, 0“,08 ä 0",09; corps 6pais, d'un brun grisätre; ailes ante-rieures d'un gris cendre, avec des nuances blanchätres, une multitude de petites lignes transver-sales noires, et une bande courbe en arriere du corselet; ailes posterieures egalement d’un grisbrunätre, avec quelques lignes confuses; antennes blanches en arriere et noires du cöte des dents.Ge Papilion se rencontre communement dans toute l’Europe. Sa Chenille est d’un rouge sanguinen dessus et blanchätre en dessous; eile est nue, et vit dans Finterieur des arbres, plus particulifere-ment des ormes, du ebene, du peuplier, du saule, etc., auxquels eile fait souvent assez de degäts.Cette Chenille possede la facultd de degorger une liqueur d’une odeur forte que Fon croit propre äramollir les fibres du bois; eile parait tres-sensible ä l’action de l’air, car, si on la sort du bois oüeile vit, eile file aussitöt une espece de tpile pour se mettre ä l’abri de son contact. Lyonnet a donnedans ses ouvrages Fanatomie de cette Chenille, et son travail a ete regarde comme un ehef-d’ceuvrede patience et de soin; en effet, il y a comple quatre mille quarante et un muscles, et il a donne desdessins d’une exactitude parfaite. La chrysalide, comme celles des autres espfeces du meme genre,est pourvue de deux rangees d'epines qui lui permettent de s’avancer jusqu’ä Fouverture du trou del’arbre par lequel le Papilion doit s’eehapper quand il a enfin opere sa derniere metamorphose. ( Voy .pl. VIR, fig. 3.)
Est-ce ä la Chenille d’une espece de ce genre que doit s’appliquer ce que disent les Romains deleur Cossus, avec lequel ils savaient preparer un mets des plus recherehes? Ce point est loin d’etreeclairci, et quelques auteurs pensent qu’ils designaient sous cette denominalion certaines larvesde Coleopleres, probablement de la famille des Longicornes. Le fait par lui-meme nous semble au-jourd'hui peu probable, surtout s’il s’agit reellement de Clienilles aussi degoütanles que celles desCossus; cependant cela peut etre admis lorsqu’on se rappelle, ce qui est bien demonlre, que les Ara-bes se font aujourd’hni un regal en mangeant des Sauterelles.
Antennes fortement pectinees dans les mäles; troinpe courte, quoique plus dßveloppce que dansles tribus precedentes; ailes en toit dans le repos,
Chenilles plus ou moins gibbeuses, ä seize pattes, vivant sur les arbres et se transformant, soitdans la terre, soit, ce qui est plus rare, dans un cocon place eutre les feuilles.
La tribu des Notodontides , teile que la comprend M. E. Blanchard, renferme un assez grand nom-bre d’especes, la plupart europeennes, et qui peuvent etre partag6es en trois divisions particulieresqui correspondent auxDicRAKURiDEs, Notodontides , et aux Pyg^.rides de Duponchel. Dans la premieredivision, celle des Dicranurides (genres principaux, Dicrtmura, Harpyiu, Vropus et Astcrocopus),le corps est gros, velu; les ailes en toit dans le repos : superieures longues, assez etroites, ä sommet