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IIISTOiRE NATURELLE.
plus ou moins aigu; inferieures courtes, arrondies; les Chenilles sont glabres, avec la partie postd-rieure du corps lantöt eflilee et terminee par deux tubes cornes renfermant les pattes anales ou desfilets retracliles, tantöt plus grosse et relevee en une Sorte de croupion triangulaire termine par unepointe ou par deux filets non rAtractiles, et ces Chenilles, qui vivent sur les arbres, se transforment,soit dans la terre, soit dans des coques dures, Iigneuses. Dans la seconde division, celle des Noto -dontides proprement dites (type, le genre Noiodonta), le corselet est souvent squameux, uni ou crete;antennes plumeuses ou dentelees dans les mäles, simples ou filiformes dans les femelles; trompe nulleou rudimentaire; alles en toit dans le repos : superieures ayant souvent un lobe dentiforme ou unecrete de poils au milieu du bord interne; Chenilles glabres, parsemees de quelques poils rares, aseize pattes, quelques-unes gibbeuses sur leurs anneaux intermediaires ainsi que sur le onzieme; vi-vant sur les arbres et se metamorpbosant le plus habituellement dans la terre ou quelquefois dansdes coques. Enfin, dans la troisieme division, ou les Pygerides (genres principaux, Diloba, Pygceraet Closlera), la tete est retiree sous le corselet, qui est convexe et robuste; les antennes sont crene-lees ou pectinees dans les mäles et filiformes ou dentees dans les femelles; la trompe est rudimen-taire; les ailes en toit arrondi, et depassAes par l’abdomen dans le repos; les Chenilles sont longues,courtes ou ramassees, avec la tete plus ou moins grosse; toutes ä seize pattes, la plupart avec destubercules piligeres, et quelques-unes ayant, en outre, des mamelons charnus garnis de poils; laMetamorphose en nymphes ayant lieu dans la terre ou dans des coques placees entre les feuilles desarbres.
Les Notodontides , avec les caracteres principaux des ßombycides, ont dans quelques-unes desparticularitcs qu’ils presentent quelque ressemblance, surtoutpar leur forme generale, avec lesNoc-tuelides; c’est pour cela qu’ils sont placAs ä la fin des Bombyeiens, et consequemment immediate-ment avant les premieres tribus des Noctueliens.
22“* GENRE. — D1CRANURE. DICRANURA . Latreille, 1805.
Ilistoire naturelle des Insectes.
Antennes pectinAes ou plumeuses, se terminant en pointe recourbAe dans les deux §exes ; cellesdes mäles ä barbes plus longues que celles des femelles; tete surmontee d’une touffe de poils bifidesentourant la base des antennes; palpes courts, velus; trompe A peine visible, composAe de deux petitsfilets membraneux disjoints; corps, cuisses et jambes trAs-velus; abdomen gros, cyündrique; ailesanterieures longues, A sommet assez aigu : posterieures c'ourtes, arrondies.
Chenilles ä peau tres-lisse, comme transparentes, sans pattes anales, et avec deux tentacules re-tractiles sur le dernier segment.
Chrysalides courtes, cylindrico-coniques, contenues dans des coques tres-dures, composAes d’unmelange de rognures ou d’ecorce et de matieres gommeuses.
Le genre Dicranure de Latreille correspond ä celui des Cerura de Schranck et de Stephens, desllarpyia d’Ochsenheimer et des Pania de Dalmann, et a etA forme aux depens des Noiodonta, dont ildiffere presque uniqueraent par les antennes pectinees dans les deux sexes et se contournant, et parses ailes sans prolongement notable au bord posterieur. On connait un certain nombre d’espfcces dece groupe, et huit sont propres a l’Europe ; nous citerons les D'icranura erminea, Esper; vimila,Linne; verbasci, Godart (Dicranurede taMolcne)-, bicuspis, Ilubner; bifida, Hübner, et furcula, Linne ,qui se rencontrent presque partout, et qui ont toutes et6 prises en France . Le type est la Dicranurevineuseou Qdeue-Fourciiue, Geoffroy (Dicranura vinula, LinnA) : envergure, 0 m ,06 ä 0",07; ailesanterieures blanchätres, avec des points noirs ä la base, une large bande cendrfee, et ensuite deuxlignes noirätres trfes-anguleuses et des points noirs marginaux; ailes posterieures grisätres, plus fon-cies dans la femelle que dans le mäle, ayec la frange blanche. La Chenille, qui se trouve assez com-munement sur les arbres de nos bois, est d’un vert tendre : dans l’etat de repos, eile rentre la tetesous le premier anneau de son corps comme un capuchon et releve la partie posterieure de soncorps, qui est tres-effile et qui se termine par deux appendices fistuleux et cornes, renfermant cha-