PAPILLONS.
161
leie aussi large que le corselet, son corps assez epais, et ses ailes anterieures d’une couleur plus fon-cee que les posterieures. Les Chenilles ressemblent beaucoup ä celles des Cleora, et elles se refu-gient dans les fentes des arbres sur lesquels elles vivent pour s’y transformer. On y admet deux es-peces seulement; la plus connue est la M. corlicaria, Hubuer, commune aux environs de Paris , etqui se rencontre dans tonte l’Europe au mois de juin.
Antennes pectinees dans les mäles; palpes du double plus longs que la tete, termines en pointe,tres-velus; trompe nulle dans les mäles, grele dans les femelles; ailes presentant des dessins sembla-bles ä ceux des Gnophos.
Chenilles courtes, garnies de tubercules piliferes, vivant de Champignons.
Ce genre a etä cree par M. Boisduval aux depens des Gnophos, dont il se distingue facilement et äl’etat parfait et ä l’etat de Chenille. Ces dernieres vivent dans les bolets qui croissent surle bois pourri,et se metamorphosent dans une coque recouverte des debris des memes cryptogames. C’estä ce genrede vie qu’on a fait allusion en donant ä ce groupe la denominalion de Boletobia. On n’indique qu'uneseule espece indigene, la B. carbonaria, W. V., Fabricius, qui se trouve en juillet dans unegrandepartie de l’Europe, meme aux environs de Paris , sur les vieux murs et les palissades : l’envergure decette espece est d’environ 0 m ,025; ailes d’un brun noirälre, avec deux ou trois taches transversalesformees par des lunules fauves.
La dixieme division ou la sous-tribu des Eubolites, Duponchel, renferme un assez grand nombred’espäees de Phaleniens de taille assez petite, ayant pour caraeteres communs : antennes pectinees ouciliees dans les mäles; front assez proeminent; palpes le depassant cependant; ailes ä bord simple :anterieures seules traversees par des bandes ou des lignes qui ne se repetent pas sur les posterieu-res. Chenilles lisses, cylindriques, longues, ä tete petite et arrondie. Deux genres principaux.
29™ GENRE. — EUBOLIA. EÜBOL1A. Duponchel, 1829.
Histoire naturelle des Ltpidoplfeies li’Euvope.
Antennes forlement pectinees dans les mäles, simples dans les femelles; palpes longs, terminesen pointe aigue, depassant notablement la täte, velus; ailes arrondies.
Chenilles plus ou moins allongees, lisses, se transformant habit,uellement dans un leger tissu entreles feuilles des plantes basses sur lesquelles elles vivent.
Ce groupe, nombreux en especes, surtout pour celles qui habitent l’Europe , a feie forme avec desInsectes placäs precedemment dans les genres Aspilaies, Jiltea, Cidaris, Lorcntia, Acidaria, etc.,eux-memes formes aux depens des anciennes Geometra de Linne. II a ete dans ces derniers temps,sans parier des Phasiane, que M. E. Blanchard en a distinguees et qui en different notablement,partagä en trois groupes generiques distincts que nous allons indiquer.
A. Eübolia, Duponchel : palpes assez äpais, termines en pointe obluse; ailes superieures marqueesau sommet d’un trait oblique et traversees au milieu par une bande dont le bord externe est angu-leux ou ondule. Chenilles allongees, glabres, ä tete petite, arrondie; vivant sur differentes plantesbasses, et se renfermant dans un tissu leger recouvert de grains de terre pour se chrysalider. Cinqespeces selon Duponchel : une de la Corse ( proximaria , Rambur), une du midi de la France ( peri-balaria , Hübner), deux des regions alpines ( cervinaria, Treitscke, et mcmiaria, W. V.), et une,YEubolia mcnsuraria, W. V., que Fon rencontre A Paris et dans toute l’Europe.
P.*
21