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[Papillons ; Papillons nocturnes ou chalinoptères]
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HISTOIRE NATURELLE.

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B. Euseria, Duponchel : antennes des mäles brievement pectinees; palpes aigus, connivents äleur extremite; ailes anterieures ä bords ondules, traversees au milieu par une bande sinueuse d’unelargeur presque 6gale dans toute sa longueur, marquees d’un ou deux points au centre. Chenillescourtes, cylindriques, glabres. Une quinzaine d’especes europeennes, et dont un petit nombre ha-bite la France . Le type et la seule qui se trouve dans nos environs en meme temps que dans unegrande partie de TEurope est VE. bipuntaria, W. V., Hübner : envergure, 0 m ,030 ä 0 ra ,035; corpsgrisätre; ailes superieures d’un gris legerement bleuätre, avec une grande quantite de lignes trans-versales ondulees d’un gris plus fonce, dont celles du milieu forment, par leur rapprochement, deuxpoints noirs; ailes posterieures d’un gris fonce, avec quelques lignes plus obscures, trfes-peu mar-quees. La Chenille vit sur plusieurs plantes de la famille des Legumineuses .

C. Coremia, Guen6e, ou Zeryhthia, Curtis : palpes legerement aigus; ailes superieures traverseesau centre par une bande plus ou moins large, formant au cöt6 interne plusieurs angles. Chenillesallongees, diminuanl de grossem 1 de la queue ä la tete. On connait une quinzaine d’especes euro-peennes pouvant se parlager en deux groupes suivant que le fond des ailes superieures est grisbrunätre ou bien verdätre : celles que l’on a rencontrees auprfes de Paris sont les C. ferrugina-ria, W. V.; qnadrifasciaria, W. V.; ligustraria, Treitscke, et miaria, W. V.

30““ GENRE. — ANA1TIS. ANA IT IS. Duponchel, 1829.

Histoire naturelle des Lepidoptöres d'Europe.

Antennes simples chez les mäles comme dans les femelies, ou legerement ciliees dans les mäles;palpes longs, comprimes sur les cötes, termines en pointe obluse; trompe longue, robuste; ailes äbord entier, simple : anterieures allongees en pointe, traversees par un grand nombre de lignes pa-ralleles, separees deux par deux ou trois par trois suivant les especes; posterieures courtes, arron-dies, recouvertes par les superieures dans le repos.

Chenilles allongees, legerement aplaties, lisses; vivant sur le millepertuis ou Hypericum, dont ellesmangent surtout les Heers ä l’etat de boutons; se transformant, sans former de coque sur le sol, en-tre les feuilles. Chrysalides effdees, ayant l’enveloppe des ailes terminee par une longue pointe quiest separie de l’abdomen.

Fig. 158. — Anailis de Pierret ou de la Jtludeleine. (Male.)

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Ce joli genre comprend une douzaint d’especes propres ä l’Europe , se rencontrarit aussi biendans les regions chaudes que dans les regions froides, anciennement reunies aux Larenlia, et dontla pluparl habitent les pays de montagnes, apparaissant ä l’etat parfait principalement au mois dejuiliet. La seule espece que l’on prend dans presque toute l’Europe, et qui n’est pas tres-rare dansles environs de Paris , est la Rayurg a trois ligines, Geoffroy ( Geomeira plagiata, Linn6; Phalamadiiplicaia, Fabricius, ou Anailis plagiaria, Boisduval , Duponchel) : envergure, 0 ra ,050 ä 0 m ,035;ailes superieures grises, avec trois Landes transversales ondees, formees chacune de trois lignesbrunes qui aboutissent ä une tache brune conlre la tete, et, entre la derniere bande et le bord termi-nal, trois lignes transversales grises, ondulees, et un trait oblique ferrugineux; ailes posterieures enentier d’un blanc roussfttre.