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[Papillons ; Papillons nocturnes ou chalinoptères]
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PAPILLONS.

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Une autre espece doiit nous voulions parier a ete deeouverte, enjuillet 1855, dans les Alpes fran-saises, ä plus de deux mille metres d'elevation au-dessus du niveau de la mer : c’est sur un plateaudes plus eleves, des plus denudes de la chaine de l’Ozglosse, montagne au pied de laquelle est bätieBarcelonnette , que les deux pre'miers individus connus de cette Anaitis ont ete pris, ä quelques minutesde distance, par MM. Guillemot et Bellier De La Chavignerie; depuis, en auüt 1855, M. Bellier en areprisdeux autres individus, mäle et femelle, sur les hauts sommets qui entourentle lac de la Made-leine, pres de la frontiere du Piemont, oü le meme entomologiste et M. Berce en ont encore trouvesix ä huit individus en 1856. Ce Lepidoptere , que nous figurons, a regu de M. Guillemot, dansune note publiee ä Tbiers en mai 1856, et indiquee eomme etant extraite d’un memoire lu ä l’Acade-mie des Sciences de Clermont-Ferrand , le nom d'Anaitis Pierrelaria; tandis que M. Bellier, dans unmemoire lu ä la Societe entomologique de France le 27 fevrier 1856, etpublie en juillet 1856 dansle premier numero trimestriel des Annales de la meme Societe, lui applique la denomination A'A-nailis magdalenaria. Sans rechercher ici lequel de ces deux noms doit etre conserve et lequel doitetre mis en synonymie, nous donnerons brievement la description de l’Insecte. Envergure, 0 m ,038 A0 m ,042; ailes superieures d’un gris bleuätrö, avec trois bandes transversales ondees, formees cha-cune de deux Iignes d’un gris plus obscur, bien arretees ä la cöte et au bord interne; entre la der-niere bande et le bord terminal, une autrö ligne du meme ton, tres-legerement indiquee; destraits nombreux d’un brun grisätre suivant les nervures, qu’elles font paraitre en relief; ailes infe-rieures d’un gris jaunätre, legerement teinte de brun sur les bords; le point disco'idal ä peine visi-ble; frange des quatre ailes simple, d’un gris tres-clair, entrecoupe de gris plus fonce, et precedee,aux ailes superieures, d’une Serie de petits traits bruns qui arretent les nervures, et, aux ailes infe-rieures, d’une ligne de la meme couleur.

La onzieme division, ou la sous-tribu des Larentites, Duponcbel, n’est formee que de deux genres;mais-ces deux groupes generiques sont excessivement nombreux en espftces; ils ont pour caracterescommuns : antennes simples dans les mäles corame dans les femelles; palpes plus longs que le front:ailes traversees parplusieurs bandes paralleles, ondulees, plus marquees sur les anterieures que surles posterieures. Chenilles peu allongees, cylindriques, lisses, ä tete convexe, petite.

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31™ GENRE. - LARENT1E. LARENTIA. Treitscke, 1825.

In Schmetter!, von Europa.

Antennes simples dans les mäles comme dans les femelles; palpes tres-Iongs, depassant le eba-peron, ä dernier arlicle penche, tres-grele; trompe longue; tete arrondie; corps grele, assez long;abdomen tres-long, dans les mäles surtout, souvent penicille; ailes anterieures larges : poste-rieures assez grandes, toutes quatre traversees par un grand nombre de Iignes paralleles ou ondu-läes et se correspondant; leur frange tantöt simple, tantöt plus ou rnoins dentee.

Chenilles peu allongees, cylindriques, ridees sur les cötes, lisses, ä tete convexe et petite; pareeäordinairement de vives couleurs; vivant sur les arbres, les arbrisseaux, et mäme sur les plantesbasses.

Chrysalides placees dans un leger tissu, tantöt enterrees, tantöt entre les feuilles, ce qui dependde l’epoque ä laquelle a lieu la transformation.

On connait un grand nombre d’especes indigenes et exotiques de Larenlia; ce sont des Papillonsde petite tadle, le plus habitueüement remarquables par les belles couleurs dont ils sont pares, lesChenilles, naturellement aussi trös-petites, ont souvent une coloration brillante, et, par leur grandnombre, font beaueoup de mal aux arbres et aux arbrisseaux. Treitscke les rangeait en partie dansson genre Aculalia; Stephens, dans les groupes qu’il nomme Scotosia et Triplosa , et enfin Curtis,suivi en cela par Duponcbel et M. le docteur Boisduval , en a distingue le genre nombreux des Enpi-thecia, qui n’en differe cependant pas d’une maniere bien notable, ce qui avait engage M. E. Blanchard ä ne pas adopler cette division.