Band 
[Papillons ; Papillons nocturnes ou chalinoptères]
Seite
164
JPEG-Download
 

164

IIISTOIRE NATURELLE

Duponchel indique vingt cinq especes europeennes de Larenlia proprement dits, et il les partagede la maniere suivante : 1° Especes ciyant les qualre alles larges et d’egale dimension. — A. Frangedes qualre alles dentelee. Six especes d’Europe, dont irois, les L. rhamnaria, Boisduval ( rhamnata,Fabricius); certarla, Boisduval ( certata , Hübner), et dubitaria, Boisduval (dubitata, Linne ), se trou-vent presque partout, et ne sont pas rares dans les environs de Paris . Comme type du genre, nousdecrirons brievement la dernifire espece, que nous avons citee, et qui porte vulgairement le nom dePhalbhe douteuse. Envergure , environ 0 m ,03; ailes superieures brunes, avec un redet rougeätre,traversees vers ieur milieu par une bande assez large, un peu sinueuse, plus foncee, surtout sur lesbords, et comprenant elle-meme plusieurs lignes brunes; quelques lignes vers la base, et un traitgris festonne aupres du bord terminal; ailes inferieures d’un gris pAle, avec un certain nombre delignes ä peine visibles; frange fortement dentee. Le Papilion se rencontre du mois de mai au mois dejuillet; la Chenille vit sur le nerprun ( Rhamnus catliarticus). — B. Frange des ailes inferieures senkdentelee. Une dizaine d’especes, telles que les L. vetularia, Boisduval ( velulata , Fabricius); nudula-ria, Boisduval (nudulata, Linne); bilinearia, Boisduval ( bilineala , Linne ), qui se rencontrent en Al-lemagne et en France , meme dans nos environs, et dont la derniere habite surtout nos jardins. —■C. Frange des qualre alles simple. Cinq especes; l’une d’elles ( lapidaria , Boisduval ; lapulaia ,Hübner, se trouve en septembre) est propre au midi de la France , et a mßme ete prise dans la foretde Fontainebleau. 2° Especes a alles superieures oblongues : les inferieures plus courles. Cinq es-peces, toutes signalees en France, et dont deux, les L. tersaria, Boisduval ( tersala , W. V.), et vi-lalbarla, Duponchel ( vilalbata, W. V.) se trouvent aux environs de Paris .

Ulf

Fig. 139. —Laurentie de la mousse. (Mucosata.)

52»« GENRE. — EUP1THECIE. EUP1THECIA. Curtis, 1825.

British entomology.

Antennes simples dans les deux sexes; palpes longs, depassant le front; trompe grele, bien visi-ble; eorps robuste; ailes traversees par un grand nombre de lignes ondulees : superieures etroites,ayant le bord exterieur coupe tres-obliquement, ce qui leur donne une forme presque lanceo'ee; infe-rieures courtes, arrondies.

Chenilles ne difförant pas de celles des Larenties, se metamorphosant dans un leger tissu sous lamousse, au centre des debris de feuilles seches.

D’apres ce que nous venons de dire, on voit que les Eupithecics ne different guere des Larentiesque par la forme des ailes et par quelques aulres caracteres de peu de valeur. Ce sont des Phale-niens encore plus petits que les Larenlia, car leur envergure ne depasse que rarement 0 m ,02o. Onen connait une quantitb enorme d’especes, car, en faisant abstraction des exotiques, Duponchel adonne la description et la figure de plus de soixante. Ces Lepidopteres sont assez difficiles ä distin-guer specifiquemeut, car leur Systeme de coloration n’est pas tres-different; par leur petitesse, onne peut pas facilement les prendre ä l’etat de Papilion; enfin leurs Chenilles n’ont 6te que peu etu-diees : tous ces motifs font que l’on est loin de eonnaitre toutes les especes de nos pays, et ä plusforte raison des contr^es etrangferes ä l’Europe . D’apres cela, on doit comprendre, et ce que nousdisons des Eupilhecia nous pouvons aussi le dire des Larenlia et de plusieurs autres groupes dePhaleniens, de Pyraliens et de Tineites, on doit comprendre que le nombre des espfeces est im-mense, et qu’il serait tres-utile qu’un travail general de revision vienne les etablir ou les deiruire