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[Papillons ; Papillons nocturnes ou chalinoptères]
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PAP1LL0NS.

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qui ne sont pas rares dans nos environs. Le type est le Chesias spartiaria, Boisduval , ou Geometraspartiata , Fabricius, que l’on trouve au mois d’octobre; son envergure est de 0 m ,04 environ; ailesanterieures d’un gris cendre, avec une bande etroite, blanchätre, parallele ä la cöte, teintee deroussätre, formant un angle aigu avec une ligne blanche longeant le bord terminal, et ayant, enoutre, vers leur milieu deux taches brunes, bordees de roux; ailes posterieures d’un gris pAle. Laseconde esjaece, des mente pays que la precedente, et que l’on trouve au mois de juin, est la Geome-tra obliquala, Hübner ( Chesias obliquaria, Boisduval ). On y a aussi place le C. ulicaire. ( Voij.pl. XXI, fig. 3.)

Duponchel en a generiquemenl distingue les Corvthea, que M. Boisduval laisse avec les Cidaria.Ces Phaleniens se distinguent particulierement par leurs palpes 6pais, triangulaires, depassant debeaucoup le front; leur-trompe grele, leur corps mince, leurs ailes anterieures ä bord externe coupeobliquement, traversees au cenlre par une bande plus ou moins retrecie, et par leurs ailes poste-rieures courtes, arrondies. Les Chenilles sont cylindriques, peu allongees, lisses, rayees dans touteleur longueur, ä tete forte, presque globuleuse; eiles vivent toutes sur les arbres de la famille deseonifferes, et, pour se metamorphoser, se renferment dans un leger tissu attache aux branches. On enindique une dizaine d’especes generalement propres au midi de la France , et dont l’une peut etre re-gardee comme appartenant ä la faune parisienne, puisqu’elle a ete prise dans la foret de Fontaine-bleau : c’est la Pbatcena sabinata, Hübner, ou Cidaria sabinaria, Boisduval .

35“? GENRE. — CIDARIE. CIDARIA. Treitscke, 1825.

ln Schmetterl. von Europa .

Antennes simples dans les mäles comme dans les femelles; palpes plus ou moins allonges, dipas-sant le front, un peu aigus; trompe grele; corps mince, surtoutdans les mäles; ailes longues : aute-rietires marbrees de diverses couleurs, avec une bande mediane plus ou moins large, ä bord exte-rieur formant plusieurs ondulations, dont celle du milieu avance plus que les autres.

Chenilles plus courtes que longues; variant beaucoup pour le fond de la couleur, mais ayant toutesdes lignes longitudinales aux deux extremiles, et sans que ces lignes se prolongent sur les anneauxintermediaires; vivant sur les arbres ou sur les plantes basses.

Chrysalides placees pour la transformalion soit dans la lerre, soit ä la surface du sol, soit, enlin,entre les feuilles, et toujours dans un leger tissu et non dans une veritable coque.

Ce genre est tres-nombreux en especes, malgre les retranchements qu’on lui a fait subir; Dupon-chel en decrit vingt-cinq especes, qui sont depetite taille et repandues dans toutes les parties de l'Eu-rope, le plus souvent dans les bois, mais quelquefois aussi dans les plaines decouvertes. On a chercheä les subdiviser en plusieurs groupes, et, selon l’auteur du Catalogue meihodique des Lepidopteresd'Europe ,. on peut les partager ainsi : A. Especes ayanl les ailes superieures ä fondjaune, et con-stituant le genre particulier des Eleclra de Stephens et de Curtis. Le type est la Phalcena chenopo-diata, Linne; Cidaria chenopodiaria , Boisduval : envergure, environ 0 m ,04; ailes legerement dente-lees : anterieures d’un jaune d’ocre, avec deux bandes brunes, l’une ä la base, l’autre, tres-large, versle milieu, un peu sinueuse, et traversees par des lignes brunes, ayant, en outre, un trait noir au som-met rejoignant une ligne ondulee, parallele au bord marginal; ailes posterieures d’un jaune päle uni-forme. Chenilles vivant sur le Chenopodium. Se trouve dans toute l’Europe, et est assez commune auxenvirons de Paris : on peut aussi citer comme des memes localites les C. populala, Linne , propre ätous les bois humides; pyraliala, XV. V., des prairies, et fulvata, XV. V. ( sociata , Fabricius), de nosjardins. — B. Especes ayant les ailes superieures a fond brunälre ou roussälre. Nous indiqueronsprincipalemenl dans ce groupe les C. prunala, Linne ( ribesiaria, Boisduval -), qui se trouvent com-munement sur les groseilliers dans les jardins de toute l’Europe, et ruptata, Hübner, de la France centrale et de nos environs. — C. Especes ayant les ailes superieures ä fond venlätre. Un petitnombre d’espöces, dont la plus commune est la C. picata, Hübner, de la France, de l’Allemagne , etc.— D. Especes ayanl les ailes superieures a fond de couleurs variees. Parrni les sept especes de cette