Band 
[Papillons ; Papillons nocturnes ou chalinoptères]
Seite
168
JPEG-Download
 

168

IllSTOirtE NATURELLE.

petite division, trois habitent l’Allemagne el la France , et ne sont pas trfis-rares dans les environs deParis ; ce sont les C. badiata, W. V.; berberata, Fabricius, et derivata. W. V. Nous representons,pl. XXVI, fig. 5, une espöce de ce genre, la Cidarie de l’Auserine ou du Chenopodiijm.

Deux ou trois genres, assez differents de ceux que nous venons d’eiudier, ont ete ranges aupresdes Cidaria; ce sont ceux des:

36 me GENRE. — CHEIMATOBIE. CHEIMATOBIA. Stephens, 1829.

A systematieai catalogue of British entoniotogy.

Antennes simples dans les deux sexes; tete large, ä peu prfes nue; palpes aigus; trompe grele;corps mince; ailes larges, arrondies ; anterieures traversees par un grand nombre de lignes ondulees,dont quelques-unes se continuent sur les ailes postirieures; femelies souvent apt^res ou avec des ru-diments d’ailes.

Cliendies cylindriques, allongees, glabres, sans tubercules, ä tete ronde; vivant sur les arbres, etse m^lamorphosant dans la terre.

Par son Organisation et par son facies, ce genre est l’un de ceux qui ne se raltaohent pas naturelle-ment aux autres; aussi les especes qui y entrent ont-elles ete ballottees dans plusieurs groupes assezeloignAs les uns des autres : ce sont des Acidalia pour Treitscke, des Larentia pour M. Boisduval ,et des lh/bernia pour Curtis. Le molif qui avait engage le dernier entomologiste que nous venons deciter ä placer les Cheimatobies avec les Ilybernies tient ä ce que les femelies de deux especes, quel’on trouve en nombre dans toute l’Europe boreale, les C. brumata, Linne, parfois de Paris , et bo-reata, Hübner, sont apteres ou n’ont que des rudiments d’ailes. Une autre espeee ( dilatata , W. V.)de toute UEurope, offre des femelies ayant des ailes aussi developpees que celles des mäles. Parmi cestrois especes, les unes vivent sur les arbres des forets, et les autres sur ceux des jardins et des ver-gers, auxquels elles font beaucoup de tort en attaquant les bourgeons.

37'“ GENRE. — YPS1PETES. YPS1PETES. Stephens, 1829.

A systemalicat catalogue of British eniomology.

Antennes simples dans les mäles comme dans les femelies; palpes droits, depassant la tete, pres-que aigus, peu velus; trompe longue; corps mince; ailes amples : superieures traversees par plu-sieurs lignes brunes, ondulees sur un fond bleuätre ou verdätre.

Chenilles cylindriques, courles, ä tete arrondie et assez grosse; vivant sur les arbres, et se mAta-morphosant dans un leger tissu entre les feuilles.

Duponchel ne laisse plus dans ce genre que les Ypsipetes elatata, Hübner, de l’AUemagne, dunord de la France et des environs de Paris; implaviaia, W. V., de l’Europe boreale, et ruberata,Frey, des Alpes de la Suisse , dont les Chenilles vive.nt sur Faune, et dont la premifcre se rencontreplus ordinairement sur la myrtille. Toutes ces espAces etaient des Acidalia pour Treitscke, des La-rentia pour Duponchel, Olim, et des Cidaria pour M. Boisduval ; on y reunissait egalement deux es-peces, dont Duponchel a fait le petit genre des :

PhjEsyle, et qui ne se differencie guere des Ypsipetes que par ses palpes greles, ä dernier articletres-distinct, et par ses ailes anterieures traversees par un grand nombre de raies ondulees, dontcelles du milieu forment une bande obscure qui se detache peu du fond. Les deux especes de cegroupe sont les Plicesyle malvata, Rambur, de la Provence, et cyanata, Hübner, des Alpes .

La treizieme division, qui correspond ä la sous-tribu des Melanthitfs de Duponchel, renferme unassez grand nombre d’especes, la plupart, jusqu’ici au moins, propres ä l’Europe , rangees seulementen deux groupes generiques, et ayant pour caracteres communs ; Insedes ä antennes toujours sim-