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IIISTOIRE NATURELLE.
Un genre voisin de'celui des Zeränes est celui des Bapia, Stephens, ou Corysia, Duponchel, qui nerenferme que deux especes placees, par Treitscke dans le groupe meme des. Zerene, et que M. Bois-duval ränge dans ceux des Cabera et des Aciclalia. C^s Insectes se distinguent principalement parleurs palpes ä peine visibles, trfes-courts; leur trompe, au contraire, tres-developpee; leur tete etleur corps blancs, de meme que le fond des quatre ailes : chacune de ces dernieres marquees d'un])oint noir au centre, independamment d’autres taches egalement noires, dont la forme et l’emplace-ment varient. Les Chenilles sont semblables ä celles des Zeränes, vivant aussi sur les arbres, et semetamorphosant ä la superficie du sol dans des coques composees de soie et de moleeules de terre.Les deux especes qui entrent dans ce genre sont les Bapia temerata et taminata, W. V., qui serencontrent dans les bois humides de toute l’Europe, meme dans nos environs, la premiere en maiet juillet, et la seconde en juin. ■ ~
La quinziäme division, ou la sous-tribu des Caberites, Guenee et Duponchel, ne comprend qu’unetrentaine d’espäces europeennes, reparties dans quatre genres, dont deux principaux, ceux des Ca-bera et Epliyra. Ces Phaleniens ont, d’apres Duponchel, pour caracteres communs : antennes pecti-nees dans les mäles, simples dans les femelles; palpes assez greles, courls; trompe allongiee; ailespulverulentes, traversees par une seule ligne ou bien par deux ou trois, et marquees, en outre, versle centre d’un 0 ou omicron dans plusieurs espäces. Chenilles allongees, lisses, ä tete plate, ovalaireou triangulaire; vivant sur les arbres, se transformant de diverses manieres.
Antennes pectinees dans les mäles, simples dans les femelles; palpes greles, aigus, courts et dä-passant ä peine le chaperon; trompe longue; front lisse; corselet grele, ecailleux; ailes minces, plusou moins pulverulentes, blancbätres : anterieures traversees par trois Eignes d’une coloration plusfoncee : posterieures par deux lignes et plus rarement par trois, la ligne externe etant double.
Chenilles allongees, minces, lisses ou un peu verruqueuses, ä tete plate, ovalaire; vivant sur lesarbres-des forets, et se metamorphosant ä la surface du sol dans de 16gers cocons revetus de grainsde terre.
Ce genre, qui, suivant Duponchel, ne renferme que huit especes europeennes, en possederait treizeselon M. Boisduval . Ces espfices, que Treitscke rangeait dans les Cabera et Fidonia, sont de petitetaille; elles habitent en general les bois humides, principalement dans les parties meridionales del'Europe, quoique l’une d’elles, YAspilates gesticutaria, Borkhausen , provienne du midi de la Rus-sie. Quatre se rencontrent partout, et ne sont pas rares dans nos environs; ce sont les Cabera pu-saria, Linne ; hexanthemaria , Esper; strigillaria, Esper, et Contaminaria, Hübner. Les types sontla Cabera pusaria: envergure de 0 m ,028 ä 0 ra ,050; ailes blanehätres, couvertes d’atomes d’un grisnoirätre, et ayant trois lignes ondulees, grises sur les ailes superieures, et deux lignes sur les infe-rieures; sevoiten mai et juillet ( Voy. Atlas, pl. XXVI, fig. 6); et strigillaria (Geometra respersaria,Hübner) : envergure, 0 m ,030 ä0 m ,052; eorps d’un blanc grisätre, de meme que les antennes; ailesun peu sinuöes sur les bords, blancbätres et couvertes de petits atomes bruns, presentant chacunetrois bandes obliques roussätres, egalement espacäes sur les ailes anterieures, et les deux situeesplus pres. du bord terminal tres-rapprochäes sur les postärieures; ehaque aile offrant encore unpetit poirit noir dans son milieu. Le male ne differe de la femelle que par des antennes trcs-plu-meuses. Est tres-commune dans les mois d’avril et de juillet.
M. Guenee en a distingue, sous le nom generique de Stegania, un petit groupe ne renfermant quetrois especes, les S. permutaria, Hübner, du midi de la France; dilcclaria, de la Hongrie , et ca-raria , Borkhausen, de l’Autriche , qui n’en difftre pas tres-notablement, si ce n’est par leurs palpesplus greles et plus courts, et leurs ailes anterieures traversees par deux lignes tres epaisses, et lesposterieures par une seule.