PAPILLONS.
173
43 me GENRE. — EPHYRE. EP HY RA. Duponchel, 1829.
Histoire naturelle des Lepidoptdres d’Europe.
Antennes pectinöes ou ciliees dans les mäles, simples dans les femelles; palpes greles, trfes-ineli-nes, presque nus; trompe membraneuse; ailes pulverulentes, ayant une, deux ou trois lignes trans-versales, et un omicron plus ou moins bien marque dans le milieu de chacune d’elles, tout au moinsdans le plus grand nombre des especes.
Chenilles allongees, lisses, rayees longitudinalement, ä töte plate, triangulaire; vivant sur les ar-bres des forets. Chrysalides tronquees anterieurement, et ä partie posterieure conique et tr^s-pointue;s’attachant ä la manifere des Diurnes pour se metamorphoser.
Mm
Fig. 143. — Ephyre suspendue ( pendularia).
Les Epltyra, que Treitscke pla^ait anciennement dans son genre Cabera, et dont Stephens a vouludistinguer un genre, Cyclophora, qui n’a gßneralement pas 6te adopte, ne different guAre des Ca-beres ä leur etat parfait que par leurs palpes inclines et par les ailes un peu plus anguleuses. Maisune particularite tr6s-remarquable et presque unique dans la famille des Phaleniens se trouve dansleur mode de transformation, qui, au lieu de se faire dans une coque ou dans la terre, s’opere enplein air comme chez les Diurnes, et surtout d’une maniSre partlculifere, ear leurs chrysalides sontattachees par la queue et par le milieu du corps comme celles des Pierides . Ces chrysalides, en ou-tre, comme nous l’avons dejä note, ont une forme differente de celle des autres Caberites; eiles sonttronquees du cftte de la tete, et leur partie införieure est conique et tres-pointue.
On connait une douzaine d’espfeces d 'Epliyra, toutes de petite laille, presque exclusivement pro-pres aux regions meridionales de l’Europe , et pouvant etre partagees en deux petits groupes, sui-vant que les quatre ailes sont marquees d’un omicron au milieu ou en sont depourvues. Le premiergroupe, beaucoup plus nombreux en especes que l’autre, comprend surtout la Geometra pendularia,Linne : envergure, unviron 0 m ,03; corps d’un gris jannätre, ainsi que les antennes; ailes d’un blancsale, finement pointillees de gris, et offrant chacune dans leur milieu un petit point borde de ferru-gineux et place enlre deux lignes courbes de points noirs, dont l’une pres de la base constam-ment peu marquee, et l’autre beaucoup plus distincte et peu eloignee du bord terminal : en outre,on voit entre cette ligne et le bord terminal une bande maculaire grisätre et une ligne de pointsnoirs contre la frange. Cette espece, qui apparait deux fois par an, en mai et aoüt, est commune dansdans toute l’Europe, et sa Chenille vit sur le bouleau et sur l’aune. Une autre espece, assez peu rare,est VE. omicronaria, W. V., dont la Chenille se nourrit des feuilles de l’erable. 'VE. pictaria, Cur-tis, decouverte en Angleterre et retrouvee depuis dans le centre de la France , est le type du genreAleucis de M. Guenee, qui a un facies different des Ephyra, et dont on ne connait pas les Chenilles,qui montreront si l'on doit ou non adopter ce groupe. Dans le second groupe, on ne ränge que troisespeces, dont la principate est la Geometra punclaria, Linne : envergure un peu moins de 0 m ,03;corps d’un jaune päle, de meme que les antennes; ailes d’une couleur semblable, finement pointilleesde brun, et de ferrugineux sur toute leur surface, et de rougeätre vers le milieu des anterieures, et tra-versees chacune par une bande arquee, ferrugineuse, et par deux rangees de points noirs, dont l’unepres de la frange. Cette espece est tres-commune dans toute l’Europe; on la prend frequemment enmai et juillet dans les bois des environs de Paris .