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HISTOIRE NATURELLE.
Un dernier groupe place dans la meme sous-tribu par Duponchel est le genre Cleta de l’entomo-logiste que nous venons de nommer. Les Cleta, qui sont caracterisees par les antenues, pectineeslargement dans les mäles, simples dans les femelles; par les palpes longs, greles; la trompe assezforte, et les quatre ailes terminees par une Lande maculaire, pröcedee de deux lignes sinueuses tres-espacees et paralleles, ne renferment que deux especes, les Ac'idalia nexala, Hübner ( nexaria, Bois-duval), du midi de l’Espagne, et viltaria, Hübner, que l’on prend en juin dans le midi de la France .
La seizieme division, qui correspond ä la sous-tribu des Acidalites de Duponchel et de M. Guenee,comprend pres d’une centaine de petites especes de Phaleniens, rien que pour les europüennes, quiavaient toutes ete rangees dans le seul genre Acidalia de Treitscke, et dont Duponchel a distingue troisgroupes generiques principaux, ceux des Dosilhea, Acidalia et Strenia, et dont certains entomolo-gistes, principalement ceux d’Angleterre, onl cru devoir faire un assez grand nombre de genres quin’ont gfineralement pas ete adoptes. Ces Papilions ont pour caracteres coinmuns : antennes des mälesaussi souvent simples que. ciliees ou brievement pectinees; trompe souvent membraneuse, de lon-gueur variable; ailes toutes quatre de meme couleur, traversees par des lignes ou des raies dont lenombre et la forme varient suivant les genres et les especes. Les Chenilles sont generalement cylin-driques. effilees, avec les incisions des anneaux bien marquees; leur genre de vie, ainsi que leurmaniere de se transformer, est particuliöre ä chaque groupe generique.
Anlennes souvent simples, plus rarement ciliees dans les mäles, constamment simples dans les fe-melles; palpes tres-courts; trompe mediocre; ailes toutes de la meme couleur, traversees par des li-gnes paralleles, droites, flexueuses, sinueuses ou ondulees, dont le nombre varie de deux ä cinq surles anterieures.
Chbnilles effilees, sans tubercules, ä incisions separant les Segments bien marquees, ä tete ronde:vivant ordinairement sur les plantes de la famille des Legumineuses, tantöt renfermöes entre les feuil-les pour se metamorphoser, tantöt enfoncees dans la terre.
Le genre Acidalia, forme par Treitscke aux depens des Geometra de Linne et des Phalcena deFabricius, renfermait une centaine d’especes europeennes dont quelques-unes etaient placees dans lesgenres Ennomos, Cabera et ldcea par Treistcke lui-meme, et correspondait aux Enanelesue et Ptgchopodce de Stephens et de Curtis; Duponchel en a distrait ä peu pres la moitie des especes, dont il afait ses deux genres Dositliea et Strenia, qui n’en different que par des caracteres peu importants,et dont le premier n’a pas ete adopte par M. le docleur Boisduval , tandis que le second l’a ete.
Ainsi restreints, les Acidalies sont des Phaleniens d’assez petite taille, dont on neconnait les Che-nilles que d'un petit nombre d’especes, et, pour celles de l’Europe seulement; eiles se rencon-trent partout, aussi bien dans le Nord que dans le Midi, et plusieurs d’entre elles ne sont pas raresaux environs de Paris .
Pour arriver, dans un groupe aussi nombreux, plus facilement ä la distinction specifique, Dupon-chel a propose de former plusieurs subdivisions, que nous croyons devoir indiquer parmi les Aci-dalia : A. Especes ayanl les ailes jaunes, fauves on rougeätres. — 1° Ailes superieares traverseespar deux ou trois lignes presque droites. Deux especes, l’une trouvee ä Fontainebleau (P. aureola-ria, Fabricius), et l’autre, la P. flaveolaria, Hübner, du midi de la France . —2° Ailes sUpe-rieures traversees par quatre ou cinq lignes plus ou moins flexueuses. Quelques especes de presquetoutes les parties de l’Europe , et dont deux, les pallidaria et rubricaria, Hübner, se trouvent par-tout : la premiere, dans les bois, et la seconde, dans les endroits humides. Comme type, nous indi-querons 1’Acidarie pale (Geometra pallidaria, Hübner) : envergure, 0 m ,025; corps d’un gris brunä-tre; ailes fauve päle, avec cinq lignes transversales paralleles plus foncees, tres-legerement ondulees,ayant les trois premieres plus rapprochees que les autres. ( Voy, Atlas, pl. XXV, fig. 4.) — B. Es-