IIISTOIIIE NATUUEI.LE.
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NEIVIEME FAMIELE. * CSt,
PYRALIENS. PYRALII. E. Blanchard.
Antennes setacfes ou simples dans les deux sexes, quelquefois crenelees dans les mäles; palpesplus ou moins epais, saillanls, c’est-ä-dire depassant le boi'd du cliaperon; trompe assez longue, ror-nee ou membraneuse; corps grele; abdomen cylindrico-conique; ailes quelquefois assez etendues,parfois peu developpees, entieres ou divisees en lanieres dans les derniers groupes de l’ordre desLepidopteres.
Cbenilles cylindriques, lisses ou poilues, habituellement de eouleurs sombres, pourvues, de memeque celles des Noctueliens, de dix pattes membraneuses; vivant sur les arbres et les plantes basses;ordinairement tres-vives, et, lorsqu’on les inquiete, marchant aussi bien en andere qu’en avant.
Nymphes disposees dans des tissus plus ou moins epais, ou sans eoque distincte, et placees, pourla metamorphose, entre les feuilles, sous les ecorees, dans nos etoffes ou dans l’interieur du sol.
La fainille des Pyraliens, teile que la comprendM. E. Blanchard, renferme les plus minimes Lepido-pteres nocturnes, et presque tous les petits Papilions qui si frequemment völligem le soir autour deslumieres. On en eonnait dejä un nombre immense d’especes, reeoltees sur plusieurs points de l’Eu-rope, et lorsque l’on pense, d’apres ce que renferment dejä nos collections, Ala quantite enorme d’es-peces devanl exister dans le monde entier, et qu’on a jusqu’ici si peu recherchees, l’entomologisteest effraye devant cette abondance de petits etres si diffieiles ä classer generiquement et si diffi-ciles aussi ä distinguer specifiquement.
11 est veritablement impossible de donner d’une maniere complete des generalites sur un groupeprimaire aussi considerable que celui-ei. En effet, on y trouve des types tres-tranches, aussi bien dansles Insectes parfaits etudies en eux-memes que dans leurs Cbenilles, et surtout dans l’histoire deleurs mceurs C’est parmi les Pyraliens que nous rencontrons ces Cbenilles qui font tant de mal ä nosvegetaux utiles, et principalement ä la vigne (Tortrix) et ä nos cereales (Alusites), celles qui detrui-sent nos tissus, et qui sont connues sous le nom de Teitjnes, et enfin cesPapillons si jolis, mais enmeme temps si petiis, qui portent depuis quelques annees la denominalion particuliAre de Micoltipi-dopleres.
D’apres ce que nous venons de dire, on comprend que nous n’aurions pas suivi la methode deM. E. Blanchard si nous n’avions pas voulu etre jusqu’au bout lidele ä la Classification adoptee danscet ouvrage. Mais, pour etre d’accord avec les travaux des naturalistes modernes, et principalementavec ceux de MM. Duponchel, Boisduval et Guenee, nous transposerons quelques-unes des tribus,et nous indiquerons les noms donnes a ces divisions par les naturalistes que nous venons de citer;c’est en traitant de chacun de ces groupes principaux que nous pourrons nous etendre sur l’histoiredes mceurs des especes qui y entrent, et que nous citerons les genres nombreux que n’a pas signalesnotre collegue du Museum. II n’existe pas d’ouvrages generaux sur ces Insectes, et leur etude esttres-difficile : leur synonymie est principalement tres-embrouillee, et la transposition d’un nom aun autre le rend presque inextricabie.
Nous chercherons ä suivre l’ordre le plus naturel; mais toutefois, pour que nos lecteurs aient l’en-semble de la Classification de M. E. Blanchard, nous donnerons ici un tableau des divers groupes etgenres admis par cet auteur dans la famille des Pyraliens. — 1 ro Tribu. BOTYDES. Antennes sim-ples ou crenelees dans les mäles; trompe assez longue; palpes depassant toujours le bord du chape-ron; ailes presque horizontales. - - l pr Groupe. Hercvxites : palpes assez longs, tres-velus, ne laissant