Band 
[Papillons ; Papillons nocturnes ou chalinoptères]
Seite
189
JPEG-Download
 

PAPILLOMS.

189

temps, de teile sorte que M. Guenee n’y comprend plus maintenant qu’une dizaine d’especes, toutes,ä une exception pres (P. Silhetalis, Gn.), propres ä l’Europe . Les Pyrausta sont de jolis Insectesd’une extreme vivacite, qui volent, ä la plus grande ardeur du soleil, parmi les herbes des bois etdes lieux plantes; eiles agitent leurs ailes avec tant de rapidile, qu’elles echappent tres-souvent ä lavue, et qu’i 1 est en tout cas impossible de distinguer leurs eouleurs tant qu’elles ne sont pas aurepos. Leurs ailes superieures sont agreablement variees de tacbes jaunes ou orangees sur un fondpurpurin, ferrugineux, et souvent d’une belle couleur de laque, que la coloration noire des inferieu-res fait encore ressortir. Ces nuances sont d’ailleurs aussi peu solides qu’elles sont eclatantes, et,pour peu que l’Insecte ait vole, elles perdent promptement leur fraicheur et finissent par passer augrisätre ou noirätre.

Les Pyrausta sont propres ä toute lEurope , au Midi, au Centre et au Nord. Une espöce ( chionea-lis, Gn.) a ete irouvee sur les sommets des Pyrenees et dans la Laponie . Deux autres, que l’on peutprendre pour types, et qui se rencontrent assez eommunement en mai et aoüt dans toute l’Europe,principalement dans les regions meridionales, sont les purpuralis, Linne : envergure, 0“,015; ailesanterieures jaunes, ayant la cöte et deux lignes transversales obliques, d’un rouge carmin : la pre-miere divisee en deux pres de la cöte; ailes posterieures grisätres, avec la base, une raie mediane etla frange jaunätre; et pumcealis, \V. V. : envergure, 0 m ,018; ailes superieures d’un pourpre vi-neux, avec l’espace basilaire plus ou moins saupoudre de jaune et termine par de petits traits isoleset quelques tacbes de meme couleur; ailes inferieures noires, avec la frange et une large bande me-diane arquee, courte, jaunätre. Cette derniere espöce varie considerablement pour le Systeme de co-loration; la Chenille est d’un gris verdätre, marquee de lignes jaune-citron, et ä trapezoidaux noirs,cerclös de jaune; elles vivent sur l'Origanum vulgare.

GENRE. -- RHODARIE. RHODARIA. Guenee, 1844.

ln Duponchel. Histoire nalurelle (le§ Lepidopttrcs d’Europe .

Antennes longues, simples, pubescentes dans les mäles; palpes larges, triangulaires, terminös enpointe aigue; trompe longue; corps peu allonge; abdomen tres-grele et tres-long; ailes soyeuses,paillees, minces : anterieures qui sont generalemenl jaunes, avec des bandes roses, larges, triangu-gulaires: posterieures presque unicolores, grises.

Les Rhodaria sont de petites especes qui volent plus rarement en plein jour que les Pyrausta, aveclesquelles elles etaient anciennement confondues, et qui preftrent le crepuscule; mais, ä cette diffe-— rence pres, elles ont les memes mceurs, habitent les memes lieux et se trouvent aux memes epoques.On en decrit une quinzaine d’especes, et on les partage en trois groupes: le premier groupe a encoreune certaine affinile avec les Pyrausta, et ne comprend qu’une seule espece (tyralis, Gn.), propre äCuba ; le second groupe, sur lequel nous allons revenir, contient le type et toutes les especes euro-peennes; enfin le troisieme groupe a un aspect propre : il se compose de petites especes americaines,qu’au premier aspect on serait tente de prendre pour des Botydes; telles sont les R. tceniolalis, Gn.,du Brdsil; pheenicalis, Hübner, de l’Amerique meridionale et septentrionale, etc.

Quant au groupe typique, outre les R. nerialis, Bdv., de Bourbon et Maurice, et lancinalis, Gn.,probablement de la Nouvelle-Hollande, il comprend sept especes europeennes propres ä la Provence,ä la Moree, ä laDalmatie, ä la Hongrie, ä la Gallicie , etc., et dont le type est la Pijralissanguinalis,Linne : envergure, 0 m ,015; ailes anterieures jaunes, ayant la cöte et deux lignes transversales obli-ques, d’un rouge carmin : la premiöre divisee en deux pres la cöte: posterieures grisätres, avec labase, une raie mediane et la frange jaunätres. Se trouve dans toute l’Europe, et meme, mais rare-ment, aupres de Paris .

M. Guenee (Lepidopteres des Suiles a Buffon, t. VIII, 1854) distingue encore des Pyrausta les :

Piilvctenode (Plilyctcenodes), chez lesquels les ailes sont epaisses, non luisantes, ä franges lon-gues et fournies : superieures aigues, mais non prolongees ä I’apex, rousses, ä bandes maculairesclaires: inferieures unies. La seule espece est le P. pustulalis, Hübner, qui n’a ete prise que rarement