HISTOIRE NATURELLE.
■i 90
auprds de Francfort-sur-POder, aupr£s de Milan, et dans les Balkans, et dont la Chenille , d’un blancjaunätre, vit en mai sur 1’ Anchusa officinatis, entre les feuilles desquelles eile se creuse des galeries.
Herboee (Herbula), qui, outre un grand nombre de caracteres distinctifs, ontsurtout les ailes as-sez dpaisses et comme pulverulentes, marquees de points terminaux : anterieures grises, avec des ,dessins ou eclaircies ocraces : posterieures tres-developpees, ä dessins communs ou mdme plus vifs;vol diurne. On decrit une dizaine d’especes de ce groupe, et la plupart d’entre eiles depassent lapetite taille ordinaire dans la division des Ennychites, et beaucoup d’entre ces espdces, relativementgigantesques, paraissent, au premier coup d’oeil, appartenir ä une faraille tres-differente, et ont, enrealite, quelque analogie avec celledes Seopulides.Cesont des especes des plus comraunes et propresaux contrees chaudes et temperdes de l’Europe et de l’Amerique ; eiles volent en plein soleil dans leslieux herbus, comme les Pyrausta, et se posent frequemment ä terre: elles sont extremement varia-bles, etleurs couleurs changent avec les saisons, les hauleurs et surtout les latitudes. On ne connaitla Chenille que d’une seule espece : eile est tres-epaisse et trds-lourde, avec les trapezo'idaux propor-tionnellement trds-saillants, et vit ä la base des Gnaphalium, dont eile reunit les feuilles radicaleset dont eile rouge jusqu’ä la tige; la chrysalide, placee dans une coque epaisse, feutree, se trouveattachee aux tiges. Nous n’indiquerons que le type, H. cespitalis, W. V., qui est trds-commune enjuin et aoüt dans l’Europe et meme dans nos environs : envergure, 0“,02; ailes anterieures d’un grisroussätre, nebuleuses, avec les traces ordinairement peu distinctes des deux lignes medianes, dontla coudee eclairee au sommet, et les deux taches cellulaires plus foncees : posterieures grises, avecune ligne presque terminale et une bande mediane claires et jaunätres. Une autre espece, communedans le Midi, est la Sardinalis, Gn., dont le nom indique le pays special.
Fig. -152. — Herbule sardo.
Un autre genre du meme groupe primaire est celui des :
Tegostome (Tegostoma, Zeller), qui ne renferme que le T. comparalis, Hübner, de TEuropemeridionale, ränge precedemment avec les Botys, et qui tient ä la fois aux Aporodes, flerbula etPyrausta, mais qui se lie encore plus intimement avec le genre Anthoplnlodes par la singuliere con-formation de son front, par ses ailes, mates, epaisses, ä franges longues : anterieures ä lignes et ta-ches ordinaires distinctes; posterieures presque unies, et surtout par l’absence de dessins au-dessousdes ailes.
Enfm un dernier genre cree par M. Guenee est celui des :
Anthophilode (Antliophilodes), ä ailes epaisses, soyeuses : anterieures roses, ä bandes jaunätres;posterieures grises, presque unies, le dessous des quatre sans dessins, etc. Ce genre, qui offre beau-coup de caracteres particuliers, ne se rapporte pas aux Ennychites; mais toutefois l’espece uniquequ’on y ränge (A. lepidalis, Herrich-Schceffer, d’Amasiede, dansl’Asie Mineure) est mieux placee iciqu’avec les Metoponia parmi les Noctueliens, groupe dans lequel on la rangeait precedemment.
Le troisieme groupe, les Pyralites proprement dites, renferme la sous-tribu indiquee par Du-ponchel sous la meme denomination, et correspond en partie au moins aux trois familles des Pyra-lulce, des Asopidce et des Sleniada: de M. Guenee, et en partie au groupe des Bolyles de M. E. Blan-chard. Les caracteres distincls de ses Insectes sont ; antennes simples, de longueur variable dansles deux sexes; palpes inferieurs seuls visibles, et ä trois articles bien distincts; les quatre ailes decouleurs variees : anterieures toujours traversees par deux lignes. Ce groupe, qui comprend un grandnombre d’especes propres ä toutes les parties du monde, mais surtout ä PEurope, est tres-peu ho-mogene si l’on considere les especes sous le rapport des mceurs, car cbacune d’elles a sa maniere