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[Papillons ; Papillons nocturnes ou chalinoptères]
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HISTOIRE NATURELLE

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ves devorent nos collections zoologiques et laplupart des matieres animales dessechees, freqnenlent,4 l’etat parfait, non-seulement les fleurs de nos jardins, mais aussi celles qui croissent dans les en-droits les plus eloignes de nos domiciles. Si nous cherchons le moyen de nous preserver des degäts,peu considerables il est vrai, des Pyralis, nous n’aurons qu’ä rnaintenir une complete proprete dansnos appartements, et ä detruire le plus de Papillons que nous rencontrerons, afin d’en diminuer leplus que nous pourrons le nombre en empeehant ainsi les femelles de pondre leurs ceufs.

Fig. 453. — Pyrale de la farine. (Male.)

Le genre Pyralis est assez nombreux en especes, puisque M. Guenee en eite dix-neuf, et eiles pa-raissent repandues sur tout le globe. Les especes europeennes sont presques toutes anciennementconnues, et elles ont leurs analogues dans les autres regions; ainsi la farinalis, Linne , que l’ontrouve de juin en aoüt, et qui babite communement non-seulement l’Europe, mais aussi i’Amerique est representee ä Cayenne par la manilcelalis, Gn., et dans l’Inde par la mensalis, Gn.; notre glatt-cinalis, Linne, si commune dans toute l'Europe, est remplacee, au Bresil , par la noslralis, Gn., etnotre fimbrialis, W. V., aux Etats-Unis, par Volinalis, et ä Bourbon par la maurüialis, Boisduval .Chacune de ees trois espöces pourrait, ä la rigueur, etre consideröe comme le type d’un genre, etStephens en a fait un ä part, celui des Hijpsopygia, avec la fimbrialis; mais cependant il y a tant detransitions entre toutes les especes, que c’est avec difficulte que M. Guenee a pu meme les repartir entrois groupes.

Apres ees generalites, sur lesquelles nous nous sommes peut-etre trop etendu, nous ne decrironsque le type, la Pyrale de la farine ( Pyralis farinalis, Linne ) : envergure, 0 ra ,018 ä0 ra ,020; ailesanterieures fauves au milieu, et d’un brun rougeätre ä la base et ä l’extremite : ces deux couleursdtant sdparees par deux lignes transverses ondees; ailes posterieures d’un blanc sale, saupoudreesde noirätre, ayant deux raies transversales blanchätres, sinueuses, et une rangee de taches noiresconlre le bord marginal. Cette espece est tres-abondamment rdpandue dans toute l’Europe, et eile seretrouve dans l’Amerique tant meridionale que septentrionale; on en Signale un individu deTaiti.qui,il est vrai, differe un peu du type.

Outre le genre Aglossa et quelques autres dont nous p.arlerons bientöt, M. Guenee comprend dansla möme division les deux genres Hypotie ( Hgpolia , Zeller), surtout caracterise par la nervulation deses ailes, et qui ne renferme que VH. corlicalis, W. Y., de la Corse, de la Sicile, de l’ile de Crete ,de l’Espagne et de la Hongrie , et Hypsopygie ( Hypsopygia , Hübner), remarquable par sa nervulationet ses antennes granulees ä articles alternativement garnis de cils fascicules (espece unique, II. egre-gialis, Herrich-Schoeffer, de Sicile ).

9 me GENRE. — ASOP1E. ASOPIA. Treitscke, 1828.

ln Schmettcrl. von Europa .

Antennes simples dans les deux sexes; palpes courts, larges, ä dernier article tres-distinct, en formede doloire; trompe allongee; abdomen plus ou moins long, cylindrique; pattes tres-greles; ailes an-terieures 4 bord terminal sinue.

Le genre Asopia de Treitscke, d’abord trös-nombreux en especes, a ete tellement restreint qu’unbeau jour il n’en est plus reste que le nom : c’est alors que, le trouvant saus emploi, M. Guenee s’en