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[Papillons ; Papillons nocturnes ou chalinoptères]
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PAPILLONS.

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d’Atre particuliäre : les unes ne se trouvent que dans les endroits humides; ies autres preferent lesendroits agrestes; plusieurs frequentent les parties ombragees et humides des bois, d’autres leursparties les plus seches et les plus arides. Les Chenilles varient beaucoup entre eiles, et c’est princi-palement pour cela que M. Guenee a partagA les Pyralites en trois familles speciales, et encore ena-t-il eloigne le genre Slenia. Nous designons ce groupe sous la denomination de Pvraloites.

8“« GENRE. — PYRALE. PYRALIS. Linne , 1758.

Systema natur<T.

Antennes simples dans les mäles comme dans les femelles; palpes depassant tres-peu la tete: lestrois articles bien distincts, les deux premiers plus squameux que velus, arques ; le troisieme droit,eonique, presque nu; trompe longue; corps peu allongß; ailes plus ou moinslarges, toutes traverseespar deux lignes, tantöt droites, tantöt tres-sinuees.

Chenilles vermiformes, tres-luisantes, plissees, surtout lateralement, ä plaques cornees tres-dis-tinctes; vivant de matiöres animales ou de produits vegetaux manufactures.

Linne , en creant parmi les Pbalcrna la division des Pyralides, a reellement fonde le genre Pyra-lis; malheureusement Fabricius n’adopta pas lenom linneen, et, sans aucun motif, lechangea en ce-lui de Crambus. tandis qu’il debaptisa les Tortrix de Linne, dont il fit ses Pyralis: de lä a du naitreune confusion presque inextricable que plusieurs entomologistes semblent avoir voulu encore aug-menter. Schreber a fait du genre qui nous oecupe celui des Agrotera , et Treitscke a adopte pour euxle nom d ’Asopia. Malgre la priorite acquise ä la denomination linneenne, le nom fabricien a elöadopte par la plupart des naturalistes, et ce n’est guere que dans ees derniers temps que certainsentomologistes, et specialement, en Angleterre, Stephens et Curtis, et, en France , Duponchel,MM. Guenee et Boisduval , etc., ont restitue aux Pyralis leur nom primitif. Nous adoptons eette ma-niöre de voir, quoiqu’elle soit opposee ä celle admise par M. E. Blanchard, et, pour nous, les Py-rales du vulgaire se rapporteront ä un autre groupe que celui que nous etudions actuellement.

Rien n’excuse plus la negligence des entomologistes, comme le fait si justement observer M. Gue-nee, que l’ignorance oti nous nous trouvons encore des premiers etats des Pyralis. Quoiqu’on aitfait dire ä Linne que la Chenille de la farinalis vivait dans la farine, il n’est pas certain que la phrasesur laquelle on s’appuie s’applique ä ce Papilion. De tous les auteurs, aucun ne parle de visu destransformalions de cet Insecte, ä l’exception de Brahm, qui l’a, dit-il, trouve quelquefois dans dela poudre ä poudrer les cheveux, mais qui ne donne.aucun autre detail. « Nous en sommes donc rd-duils, rapporte M. Guenee, ä des conjeclures qui ne trouvent d’appui que dans les habitudes desAglossa. Seulement, comme on trouve souvent dans l'iuterieur des habitations des Papillons fraiche-ment eclos et qui n’ont evidemment pas encore vole, on peut en conelure raisonnablement que leschrysalides existaient dans l’appartement meme, probablement enveloppees dans des coques revetuesde poussiere et placees dans les angies non habiles ou dans les interstices des paves ou des plan-ehers.» Cet exemple, que nous choisissons entre mille autres, prouve qu'en histoire naturelle nousn’avons pas besoin d’aller au loin rechercher des sujets d’elude, et que tout pres de nous, dans nosmaisons memes, nous avons bien des faits importants ä scruter, bien des observations nouvelles ädonner. Et, parmi les Insectes, c’est surtout des details de mceurs bien observes qui enrichirontbeaucoup plus la Science que la creation de nouveaux genres et la descriplion de nouvelles espeees.

Quant aux habitudes des Papillons, tous excessivement petits, elles sont bien connues. On ren-contre tres-communement la Pyralis farinalis dans l’interieur des appartements, surtout dans lescuisines et les lieux imparfaitement nettoyes; eile se pose contre les murailles ou les plafonds, lesailes ä demi ßtendues et inclinees contre le plan de position qu’elles touchent par leurs bords, et lesderniers Segments de l’abdomen redresses bien au-dessus de leur niveau. Les autres espeees volentle soir sur les fleurs ou parmi les herbes, ä la maniere d’un grand nombre de Pyralites, et ne fre-quentem ni plus ni moins que ees dernieres l interieur des habitations. Il ne faut cependant rien enconelure pour les mceurs des Chenilles, car, dans l’ordre des Coleopteres , les AnthrAnes. dont les lar-