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[Papillons ; Papillons nocturnes ou chalinoptères]
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PAI'ILLONS.

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plus voisines des Stenia, et qu’elles doivent constituer un groupe particulier. Ce sont les M. olbie-nalis, Gri , des lies d’Ilyeres; stippandalis, Ilubner, de l’ltalie, de la Dalinatie, du midi de Ia Franceet du Portugal, et bymenalis, Gn., de l’Andalousie .

Enlin quelques gen res exotiques de la meine division, et que nous nous bornerons ä citer, sont lesLineodes, Gn. (trois especes bresiliennes); Tikeodes, Gn. (une espece, adactylalis, Gn., donl la pa-trie est inconnue); Arma (une-espeee, nervosalis, Gn., de la Calle, en Algerie ); Sedenia, Gn. (deuxespeces oceaniennes), et Parthenodes, Gn. (deux especes americaines).

Le quatrieme groupe, les Hvdrocampites, correspond A peu pres A la famille de M. Guenüe, quiporte le meine nom, et en partie ä la sous-tribu des Nymphulites de Duponehel. Ces Papillons ont desantennes siipples dans les deux sexes; les palpes inferieurs seuls sont visibles et tres-courts; la trompeest longue; l’abdomen des mäles est tres-grele; les ailes anterieures sont plus ou moins etroites :posterieures oblongues. Les Chenilles, lisses, de couleurs ternes, vivent sur les plantes aquatiques,lantöt renfermees dans des coques qu’elles trainent avec eiles, tantöt tout ä fait plongees dansl’eau et respirant par des branchies. Cbrysalides vnolles, A gaine ventrale prolongee, A stigmates por-tes sur des mamelons saillants, placees dans des coques formees de soie et de feuilles. Outre quelquesgenres exotiques, dont la decouverte des Chenilles prouvera s’ils sont reellement bien places ici, lesHydrocampidee ne renferment actuellement que trois groupes generiques, anciennement confondusavec les Nymphula de Schranck, tandis que les especes typiques doivent etre rapporlees ailleurs.

11 me GENRE. — IlYDROCAMPE. HYDROCAMPA. Latreille, 1825.

Famillps du !>£gne animal.

Antennes simples dans les mäles comme dans les femelles; palpes-courts, avec le dernier articlenu, cylindrique; trompe plus ou moins allongee; abdomen du mäle tres-gr6le; jambes posterieurestres-longues; ailes anterieures tres-etroites : posterieures oblongues.

Chenilles vivant et se transformant dans l’eau, et presentant des particularites sur lesquelles noureviendrons. Chrysalides renfermees dans des fourreaux.

D’apres ce que nous avons dejä dit, on voit que la particularite qui domine dans ce genre, commedans toute la division qur le renferme, reside dans le genre de vie si remarquable des Chenilles.Qu’il nous soit donc’permis de nous etendre sur ces particularites et d’emprunter ä ce sujet quelquespassages de l’excellent ouvrage de M. Guenee. « Nos trois entomologistes les plus populaires, Reau-mur, De Geer et Lyonnet, ont observe et decrit ces Chenilles avec tous les details que comporte unsujet aussi curieux, et n’ont pour ainsi dire rien laisse A faire ä leurs successeurs... Ces Chenilles senourrissent des feuilles de plusieurs plantes aquatiques : Nymphcea, Potamogelon, Lemna , Stratioles,Caliilriches, etc.; et, comme la plupart de ces plantes sont en partie submergees ou flottantes, ou dumoins entourees d’eau de toutes parts, il fallait ä nos larves des moyens exceptionnels pour traver-ser le liquide et meme demeurer en contact presque constant avec lui. C’est ä quoi la nature a pourvu,non pas d’une maniere uniforme, mais en variant ces moyens avec sa fecondite ordinaire. Ainsi eilea appris aux Hydrocampa ä se tailler, dans les feuilles du Potamogeton natans, un fourreau sili-queux compose de deux pieces reunies par leur concavite et etroitement collees sur leurs bords, avecune seule ouverture pour passer la teteet les trois premiers anneaux quand Flnsecteveut manger ouchanger de place, ouverture qui se ferme hermetiquement par son ressort naturel aussitot que l’ani-mal est rentre en entier, et qui devient ainsi d’une complete impermeabilite. Aux Caiachysta, qui senourrissent de feuilles trop petites pour pouvoir ßtre renfermees entre deux d’entre elles, eile a mon-tre ä construire un tuyau cylindrique avec de la soie, et ä le consolider avec des feuilles appliqueespar-dessus. Enfin, aux Paraponyx , pour lesquelles ces moyens eussent ete insuffisants, puisqu’ellesvivent sur des plantes absolument submergees, eile a donne des branchies qui leur permettent dedecomposer l’air contenu dans l’eau, et en font de veritables Amphibies, puisqu’elles sont pourvuesen meme temps de stigmates pour respirer Fair ordinaire. comme toutes les autres Chenilles. C’est par