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[Papillons ; Papillons nocturnes ou chalinoptères]
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I1I8T0IKE NATURELLE.

type, propre ä toute l’Europe, oü il est trcs-commun, est le C. temnalis, Linne ; envergure ayautmoins de 0 m ,02; ailes blanches : poslerieures ä dessins tres-marques, avec une Lande terminalebrune, etc. La Chenille, etudiee par Reaumur, vit en avril sur les feuiles de la lentille d’eau, ouLemna.

Les autres genres, tous exoliques, de la famille des Hydrocampides, dont la place ne pourra etrepositivement assignee que Iorsque les Chenilles seront connues, sont les suivants, que nous nousbornerons ä citer : Psephis, Gn.: une espece ( myrmulonalis ), dont la patrie est inconnue; Aulaco-ues, Gn. : une espece (r echmialis ), de Cayenne, Hydrophysa, Gn. : une espece ( psyllalis ), du Bresil ;Oligostigma, Gn. : six especes des Indes, de Java et de Cayenne ; Cymoriza, Gn. : deux especes, dontle type (Damescalis) provient du Bresil .

Apres avoir decrit la famille des Hydrocampides, M. Guenee fait connaitre une autre peiite fa-mille, celle des Spilomelidce , qui ne renferme que des especes exotiques, mais propres ä toutes lesparties du monde, l’Europe ' exceptee. Les genres de cette division, crees par M. Guenee, sont lestrois suivants : Lepyrodes : deux especes de TAfrique et de l inde centrales; Phalangiodes : une seuleespece ( neplisalis , Cramer), de Cayenne et Surinam ; et Spilomera ; groupe principal, comprenantune douzaine d’esphces pour la plupart americaines.

Le cinquieme groupe renferme la sous-tribu des Scopulites de Duponchel, et correspond ä unepartie de la famille des Botydce de M. Guenee. Dans ces Insectes, d’une maniere generale, les an-lennes sont simples ou filiformes dans les deux sexes; les quatre palpes sont visibles; la trompe estlongue ou eourle; le corps est robuste; les ailes anterieures sont larges. Les Chenilles varient selonles genres, qui ne sont pas tres-nombreux, au moins pour ceux d’Europe , et dont le type est le :

12“» GENRE. — SCOPULE. SCOPULA. Schranck, 1801

Fauna Boica.

Antennes courtes, un peu moniliformes, simples dans les deux sexes} palpes labiaux droits, eten-dus en bec, un peu triangulaires, ä articles non distincts : maxillaires egalement courts, redressesen petit pinceäu un peu arque; trompe moyenne; abdomen effde, un peu conique, termine par unpinceau de poils souvent epanoui chez les mäles, cylindrico-conique, et carene cbez les femelies;pattes glabres; ailes entieres, soyeuses, luisantes, ä dessins differents : anterieures ä apex prolonge,sans traits virgulaires, ä lignes plus ou moins effacees, a taches cellulaires plus ou moins distinctes :poslerieures bien ddveloppees, discolores ou k dessins effaces.

Chenilles allongees, glabres ou legerement poilues; vivant entre les feuilles, roulees en cornet,eomme celles des Botydes. Chrysalides contenues dans des coques d’un tissu soyeux en dedans etrecouvertes en dehors de molecules de terre ou de debris de plantes.

Le genre Scopula a ete fonde aux depens des Botys des anciens auteurs, et. dans ces dernierstemps, il a ete lui-meme partage en plusieurs petits grou, es assez peu distincts; quelques-uns d’en-tre eux, tels que ceux des Uitea, Duponchel; Marcjarilia et Psamotis, Stephens; Euresiphila, Epi-corsia , Sitochroa, Evergesiis , Mesograplia, llubner, n’ont pas ete adoptes, tandis que les autres,sur lesquels nous reviendrons brievement, l’ont ete.

Les Scopula PRorREMEiiT diis, comme les restreint M. Guenee, sont encore au nombre d’une tren-taine d’especes, presque toutes europeennes, et dont un petit nombre appartiennent aux pays etran-gers, c’est-ä-dire A l’Amerique du Nord (illibalu, Hübner, etc.), au Bresil ( decoralis , Gn., etc.) et kl’Abyssinie ( marlialis, Gn ). Les Papilions n’offrent rien de particulier dans leurs habiludes : beau-coup d’entre eux habitent exclusivement les contrees montagneuses; les autres volent chez nous au-tour des haies, dans les lieux eleves; quelques-uns preferent, au contraire, les lieux humides, oü ilsse retirent en abondance sous les feuilles et les broussailles; ils apparaissent generalement au moisde juin, quoique parfois on les rencontre egalement un peu plus tot ou un peu plus lard. Parmi lesesphces qui se rencontrent partout en Europe et qui ne sont pas rares aux environs de Paris , nous