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[Papillons ; Papillons nocturnes ou chalinoptères]
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PAP1LL0NS.

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molles, avec la gaine ventrale ne depassant pas le milieu de l’abdomen, et les stigmates sont portessur des bourrelels eleves.

M. Guenee y ränge quatre especes europeennes : les H. nivealis, W. V., de l’Autriche . de la Hon-grie et de la Russie meridionale; rivularis, Duponchel, de la Corse et du midi de la France; nym-phiealis, Rinne, et stagnalis, Donovan, communes partout, et deux especes ( picolis et depunctalis ,Guenee) des Indes orientales. Le type est la Geometra ntjmphcealis et potamogaia, Linne : enver-gure, un peu plus de 0 m ,02; ailes d’un blanc nacre, divise en plusieurs tacbes de diverses formes,ornees par un lisere noir, saupoudre de jaune, dont trois plus grandes que les autres, et une seuleen forme de bande sur les ailes post6rieures, et dans leur milieu une lache reniforme brune. Tres-commune sur le bord des rivihres, ruisseaux, etangs, etc., de toute l’Europe en juin et juillet, etqui, selon M. Kollar, se trouverait aussi dans Finde centrale. La Chenille, qui vit prineipalement surle Potamogeloa natans, a ete bien etudiee par Iteaumur : c’est FIIydrocamte du NEixcrnAn.

Fi*r. 155. — Hydrocampe du Nenuphar

§ 2. Paraponyx, Stephens, Guenee.

Les Chenilles , quoique rases, comme celles de toules les autres de la meme famille, paraissent,au premier abord, garnies de poils de plusieurs Iongueurs; mais ces pretendus poils, vus au micros-cope, sont des filets charnus et transparents qui sont reunis par trois ou quatre sur un mamelon com-mun, et qui constituent un appareil ä l’aide duquel la Chenille exerce une veritable respiratiori aqua-tique, et qu’on est convenu d’appeler, quoique improprement, des branchies, bien qu’elles different- completement des Organes qui ont re<;u ce nom chez les animaux superieurs. Ces sortes de branchiess’observent dans une grande quanlite de larves aquatiques, mais sont tout i fait exceptionnelles dansl’ordre des Lepidopteres. Ajoulons que ce n’est pas seulement ä l’etat de larve que les Paraponyxpassent leur vie sous l’eau, mais encore comme nymphes, puisque la Chenille construit, enlre lesfeuilles submergees de la plante qui la nourrit, une coque composee d’un double tissu de soie, etqu’elle s’y change en chrysalide : il est donc encore indispensable que le Papillon lui-meme traversel’eau avant de se developper, et on voit qu’il participe ainsi, au debut de sa vie, ä la nature amphi-bie de ses premiers etats. Les Papilions presentent aussi quelques legeres differences generiques.

Quatre especes : une seule europeenne et typique, le P. slratiolalis, Linne : envergure, 0 m ,02;ailes anterieurcs jaune brunätre clair, avec un double fllet terminal marque d’un point noir : poste-rieures d’un blanc pur; la larve,a ete etudiee par De Geer et plus recemmenl par M. LeonDufour; al-giralis , Guenee, Lucas, d’Algerie, afßnialis et lincalis, Gn., des Indes .

§ 3. Catachysta, Herrieh-Scboeffer, Guenee.

Les Chenilles, au moins celles de la leninalis, la seule connue, presentent des caracteres qui par-ticipent ä la fois de ceux des deux groupes precedents.; eiles sont allongees, moniliformes, ä teteplus elaire que le corps et se retirant sous le premier anneau, ä deux ecussons distincts; elles diffe-rent de celles des Hydrocampes en ce que le fourreau qu’elle se construisent n’est pas semblable äune cilique et est forme de deux morceaux de feuille, mais grossierement cylindrique ou ovo'ide, eteonsolide tout autour par des petites feuilles de Lemna; du reste, ces Chenilles vivent egalement plon-gees dans l’eau et accrochees ä la surface inferieure des feuilles flottantes, et sont pourvues de bran-chies. Le fourreau sert directement de coque pour la metamorphose en chrysalide, et celle-ci estovo'ide, molle, ä gaine ventrale prolongee jusqu’au bout de l’abdomen. Les Papillons different beau-coup de ceux des Hydrocampa et des Paraponyx : nous indiquerons surtout la bande ocellee quiorne les ailes posterieures.

Une dizaine d’espAces des Indes orientales, de l’ile Maurice, de l’Amerique meridionale, et dont le